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L'Espace de Compréhension, situé dans l'édifice silo-entrepôt actuel, abritera une explication audiovisuelle de l'activité minière qui s'est développée à Irugurutzeta et qui permettra de donner plus de profondeur au contenu thématique de l'exploitation minière à Irun.

Depuis cet Espace débutera le circuit pour la visite de la batterie de fours conçu pour une complète compréhension du processus industriel qui s'est développé sur ce site. Grâce à un passage surélevé sur le ruisseau Irugurutzeta, on pourra même accéder à une galerie minière où seront recréées les tâches d'extraction du minerai. Pour les plus audacieux, le parcours pourra se prolonger au long de l'étroite vallée pour atteindre la zone minière d'Aiztondo et le ravin de Meatxipieta. Il s'agit d'une inscription découverte dans les fondations de l'autel de l'église en Le texte est gravé sur un bloc de marbre des Pyrénées qui mesure 68,3cm de hauteur, 32,8cm de largeur et 15 cm d'épaisseur à l'origine.

Il a été raboté à une date non déterminée et l'épaisseur n'est plus que de 5 cm environ. Côtés et dos sont enduits de ciment. Les lettres ont entre 3,5 et 4cm de hauteur. La dernière ligne n'est pas de la même facture que les autres. P Bost, L'inscription d' Hasparren, Aquitania, t6 , Déjà au Ier siècle, des tribus installées sur la rive droite du Rhin inférieur opéraient des raids maritimes et terrestres dans l'Empire romain.

Ces tribus ne formaient pas encore un peuple, avec ses caractères ethniques, son histoire et ses coutumes. Les barbares arrivent sur la Bidassoa. Dernière année de la Chronique de Hydace qui enregistre les passages des Suèves de Galice sur la Bidassoa , quelques fois en alliance quelques fois en ennemis des wisigoths de Toulouse.

Le Camp romain accueillait les soldats romains qui défendaient la Novempopulanie dans ce temps du déclin de l Empire Romain. Les siècles avant J. Les mouvements migratoires du II e au V e siècle. Les Burgondes venus du bassin de la Wartha Allemagne , puis les Francs venus d'entre Weser, Main et Rhin pénètrent successivement par petites bandes armées, dans la Gaule romaine.

Après eux viennent les Wisigoths originaires des bords du Danube. Prosper d'Aquitaine raconte ". Celui qui labourait la terre avec cent boeufs il n'y a pas si longtemps a du mal à trouver une paire de boeufs. Celui qui circulait en ville dans des chars magnifiques, n'a plus que ses pauvres pieds fatigués pour rentrer dans sa demeure rurale vide.

La paix a déserté la terre et vous voyez que c'est la fin de tout. Ces invasions ruinèrent les provinces: Les barbares n'ont épargné ni la faiblesse de l'âge ni celle du sexe. Les hommes et les enfants, le bas peuple et les plus puissants, tous ont été indistinctement frappés par le glaive.

Ils ont brûlé les églises , pillé les vases sacrés. Ils n'ont respecté ni la sainteté des vierges ni la pitié des veuves La lutte entre Vascons, Wisigoths et Francs. Ils doivent leur nom au plus illustre des leurs, Charlemagne.

Les Vascons déjà christianisés ont renoué avec le substrat proto-basque des aquitains et se sont allient avec eux contre les francs. Rocher de Gibraltar d'où débuta la conquête de l'Hispanie. Cette nouvelle religion va se propager rapidement ,. En des chefs arabes commandant des troupes berbères traversent le Détroit de Gibraltar pour aider une des factions wisigothes en lutte pour le trône de Tolède. Les chefs arabes et leurs troupes Berbères et Mauresques, trouvent une péninsule sans défense louable et de ce fait l'occupent en un temps record.

En moins de cinq ans. Conquête musulmane de la péninsule Ibérique - Wikipédia. Réduction du royaume wisigoth de à Naissance de l'Etat basque.

La lutte contre les musulmans dura longtemps. Ce fut Sancho Garces qui forgea ce royaume de Navarre en s'opposant aux Musulmans.

Une conquête simple mais une reconquête autrement délicate. Al Andalous connaitra son apogée lors du Califat de Cordoue. Le calife, "commandeur des Croyants et défenseur de la vraie foi", a un pouvoir absolu et personnel. Le plurilinguisme des élites et le brassage ethnique favorisent la floraison culturelle du califat de Cordoue qui a fasciné les chrétiens.

Que s'est-il passé en Navarre. Dire ce qu'il s'est passé à cette époque là en Navarre est une entreprise très compliquée. Pour faire simple il y a eu conflits permanents entre les Francs débordant les Pyrénées et les occupants Arabes et leurs séides les visogoths islamisés ,tels les Banu Qasi.

La Reconquête commence en lorsque les musulmans sont défaits à la bataille de Covadonga par Pélage Pelayo , noble d'origine wisigothe. Elle se terminera en. De ce fait, seule la frange nord de l'Espagne, correspondant aux actuels Pays basque, Cantabrie, Asturies et Galice, restera sous domination chrétienne, au sein du royaume des Asturies.

Mais les combats contre les Maures n'empêchent pas les royaumes chrétiens de s'affronter entre eux ou de s'allier aux souverains musulmans. Les souverains maures ont souvent des épouses ou des mères chrétiennes. La vulnérabilité et les divisions des royaumes chrétiens les amènent, pour nombre d'entre eux, à devoir acquitter un tribut aux seigneurs maures dans ce qui apparaît comme une forme de vassalité.

Incident au retour à Roncevaux. Avec des nuances importantes qui le différencieront de la " manière asturienne et castillane.

Non seulement parce que il n'y aura pas, au sens mythique du mot, de Covadonga basque, mais parce que le peuple basque n'aura même pas la pensée de profiter d'une dramatique occasion pour étendre son domaine par les armes. Chapelle du Saint Esprit. La chapelle du Saint Esprit, pré-romane,.

La légende indique qu'elle se trouve à l'endroit précis où. Charlemagne demanda d'édifier le tombeau de Roland,. Roncevaux a toujours été un passage pour accéder à la péninsule ibérique.

De Roncevaux ont pénétré les celtes, les barbares , les Wisigoths qui s'établiront le long de la Ribera del Duero et, naturellement, Charlemagne avec la plus puissante armée du VIIIe siècle, en route vers Saragosse. Charlemagne, après l'échec de son expédition à Saragosse, décida de réduire en cendres Pampelune, la capitale du royaume de Navarre.

En rentrant en France, via les Pyrénées et, entre le col d'Ibañeta et le ravin de Valcarlos, il dut subir une embuscade des natifs basques de cette région. Ce fut la bataille de Roncevaux. La chanson de Roland, écrite quelque part en France à la fin du XI siècle, attribue la victoire, localisé entre Roncevaux et Burguete, aux attaquants qui étaient des Basques et non des Sarrasins.

Il ne semble pas que les musulmans aient séjourné au Labourd. Mais pendant toute leur présence en Navarre ils représentèrent un danger pour les pélerins qui allaient et revenaient de Compostelle.

C'est pour celà qu'ils préférèrent emprunter " el camino françés del norte '' en longeant la côte cantabrique. Le Royaume de Pampelune ' Eneko Aritza '. La péninsule ibérique en Arrano Beltza l'aigle noir en basque ,actuel.

Le Royaume de Navarre nait en autour de Pampelune, ville fondée par Pompée -. Ce Royaume atteint son apogée au XIe siècle et. En une fois conquis par Ferdinand le Catholique il est integré à la Couronne d'Espagne tout en conservant ses fors et le titre de royaume. En La Navarre française perd ses fors et le titre de royaume en s'intégrant dans le Département des Basses Pyrénées et en la Navarre espagnole subit le même sort convertie en Province Forale puisqu'elle conservera quelques petites parcelles de ses anciens fors.

A partir de Pampelune ce royaume va se développer sur l'espace qui d'après les romains était peuplé par les vascons à l'aube de l'ère actuelle, et qui s'étendait sur les Pyrénées de l'Océan à la moitié de l'actuel Aragon et sur le versant sud jusqu'à l'Ebre en partant de la partie orientale de l'actuel Guipuzcoa et ensuite en pasant par l'Alava et la Rioja.

Le versant sud de cet espace va être romanisé contrairement aux hauteurs pyrénéennes. A l'époque des invasions barbares cet espace va subir le passage des Suèves, des Wisigoths des Francs et enfin des Arabes.

Dès le VIIe siècle les grandes familles Vascones, très nouvellement christianisées et qui contrôlaient les vallées, s'allièrent avec les'' Banu Qasi '' ancienne famille hispano-wisigothe islamisée et toute puissante dans la vallée de l'Ebre. Il est le premier des 16 rois basques qui se succèderont de à Un mois après la mort de son oncle ,Thibaud se présenta à Pampelune où il jura fidélité aux Fueros du Royaume, fournissant ainsi à la couronne de Navarre une dynastie bien installée, de puissants vassaux dans le nord du royaume de France.

Thibaud sera le premier de la longue lignée de 21 rois. Lui succèderont les Dynasties de. Toujours à l'abri de criques ou d'estuaires,opportunistes, insaisisables,. C'est à ce moment qu'eut lieu l'une des incursions les plus audacieuses des Vikings en territoire vascon. Ils seront aussi à Hendaye puisque. Les Vikings demandèrent une rançon démesurée de 70 pièces d'or. Les Iruindarra étant incapables de réunir la somme demandée, plusieurs fils de Garcia Iñiguez se constituèrent otages des Normands.

L'Histoire ne dit pas ce qu'il advint d'eux, mais il est probable qu'ils ne revirent jamais leur terre. Pour survivre, les Basques furent les premiers à chasser les baleines dans le golfe de Gascogne.

Il est à supposer qu'il séjournèrent souvent à Hendaye et à Hondarribia, la baie de Xingudi offrant un abri sûr. Il fut le monarque le plus puissant des royaumes chrétiens de la péninsule ibérique pendant le XIe siècle. Il va rayonner sur une grande partie de l'occident. Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle.

Bonion 1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers On ne sait que peu de choses sur les premières familles d'Urtubie qui ne semblent pas avoir possédé de maison forte sur la seigneurie. La Bidassoa devient la limite sud du.

Bonion 1er, seigneur d'Urtubie , est mentionné vers Les rois de Navarre ne renoncent pas à la Gascogne et pour cela comptent sur la rive gauche de la Bidassoa: Alphonse Ier roi de Navarre et d'Aragon dit le Batailleur v. Alphonse Ier le Batailleur,.

Alphonse Ier le Batailleur roi de Navarre et d'Aragon, envahit le Labourd et s'y maintient pendant 2 ans. Grand conquérant il double la superficie du royaume d'Aragon. Aliénor d'Aquitaine , par Joos van Cleve. Musée d'histoire de l'art de Vienne. Angleterre et France après le mariage avec Henri dePlantagenet. De à , la rivalité entre les royaumes de France et Pendant tout le temps de l'occupation du Labourd par lesAnglais, les communications entre la France et l'Espagne se firent surtout par Dax, Saint-Jean-Pied-de-Port et Pampelune.

Mais, après le retour de cette province à la France, cet itinéraire fut un peu délaissé et on passa plus volontiers par Dax, Bayonne,Hendaye et Tolosa. Aliénor épouse le roi d'Angleterre en Cette alliance confère à Bayonne de nombreux privilèges commerciaux. Les Bayonnais deviennent les transporteurs des vins de Bordeaux et d'autres produits du sud-ouest comme la résine.

Bayonne est aussi une base militaire importante détenant des chantiers navals et de nombreux marins. Richard Coeur de Lion sépare Bayonne en de la vicomté de Labourddont la capitale devint alors Ustaritz. Le vicomte de Labourd, Guillaume Raymond, cède ses droits au roi d'Angleterre, Henri Plantagenet déjà devenu duc d'Aquitaine par son mariage.

De à , la rivalité entre les royaumes de France et d'Angleterre, vieille de plus de deux siècles, se manifeste par une série de guerres entrecoupées de longues trêves: Sur ce conflit majeur se greffent des conflits secondaires qui impliquent les alliés des deux rois Aragon, Castille, Ecosse, princes des Pays-Bas et d'Allemagne rhénane , les papes et, dans la succession des guerres civiles, les grands féodaux français et anglais.

Au-delà des luttes féodales, et même si son prétexte est dynastique,- la guerre de Cent Ans- est en réalité l'expression du premier grand conflit de deux Etats souverains. Et le Labourd ne fut pas absent de cet éternel conflit. Le déroulement des faits, d'une complication extrême n'offre pour nous que peu d'intêret. Ce qui nous importe c'est de savoir ce qui s'est passé sur notre sol et les conséquences qui en ont résulté.

Appartenant à la Gascogne jusqu'en notre province du Labourd passa alors sous la domination anglaise, à la suite du mariage d'Héléonore d'Aquitaine et d'Henri Plantagenet ; elle y demeura jusqu'en Le régime féodal connut peu d'altérations, les relations avec l'Angleterre étant presque exclusivement limitées au versement de contributions.

Cette influence anglaise dura jusqu'en , quand le Labourd revint à la couronne française, après la signature du traité de paix au château d' Ayherre. XII e siècle , et y perd Bayonne et le Labourd. Les plus anciens domaines que nous voyons exploités sur le territoire d'Hendaye sont ceux de Zubernoa, baigné par la Bidassoa, et d'Irandatz, qui lui était contigu.

Dès le XIIe siècle, nous trouvons Guillaume de Zubernoa et Bernard d'Irandatz apposant comme témoins leur signature au bas d'un acte du 1er janvier Le Vicomte ou Gouverneur de Bayonne fait appel aux chefs de ces deux maisons en qualité de conseillers, suivant la coutume féodale alors en vigueur dans le Labourd. Par la suite, le nom de Zubernoa cessa de s'appliquer au domaine, mais s'étendit par contre, de la nouvelle paroisse qui allait être créée, aux maisons qui formèrent la Campagne d'Hendaye et une partie de celle d'Urrugne.

Quant à celui d'Irandatz, il subsiste encore, et après avoir passé entre les mains de la famille Laroulette, au XVIIè siècle, puis entre celles de la famille d'Aragorry au XVIII siècle, il est, depuis le mariage en de Rose d'Aragorry avec Michel d'Arcangues, la propriété des descendants de ce dernier. Achetée par la Ville, cette vieille ferme qui avait nom d'Irandatz, est devenue la Maison de la petite Enfance.

L'acte du 1er janvier dont nous venons de parler était un compromis passé entre l'Evêque de Bayonne, les seigneurs de Zubernoa et d'Irandatz et le Prieur de l'Abbaye Bénédictine d'Arthous dans les Landes. Celui-ci, Sanche de Donnezain, avait fondé quelques années auparavant, en , sur les terres données par Guillaume de Zubernoa, un hospice pour les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Il était question, dans ce compromis, de l'édification d'une chapelle que justifiait déjà l'importance de la population, et dont l'emplacement est encore aujourd'hui marqué d'une croix, à l'intersection des chemins de Béhobie et de Santiago. Cet endroit était le passage des pèlerins qui, suivant le Chemin de la Côte, voyageaint à pied, le gué de Béhobie étant le passage des autres pèlerins qui allaient à Compostelle sur des cavaleries ou en charriot.

Servir les uns et les autres entrait pleinement dans la vocation de ces religieux hôspitaliers. Les fonds ne manquaient certes pas, mais si aux religieux il offrit quelque richesse, c'est à leur travail qu'ils la dûrent. Ils sont, en effet, ainsi précisés dans un acte signé par Louis XIV, mettant fin à un litige d'ordre territorial avec l'Espagne: Au commencement les biens sont inventoriés;25 journées de terres labourables 6 à 7 hectares, des vergers, une vigne et Ce religieux ne cessa d'être leur bête noire!

Leur plainte ne manque pas d'humour! Il a fait construire une baraque pour l'utilité de sa nasse, il y fait traîner ses filets et s'oppose à ce que les opposants les mettent en culture. Le fait est que de à , les registres de l'hôpital ne mentionnent que deux décès: Par contre, seuls depuis au moins , le prieur et son vicaire concentrèrent toute leur activité dans le domaine spirituel. L'Evêque, malheureusement, ne prit pas la précaution de délimiter très exactement cette nouvelle paroisse.

Pour autant la paroisse Saint Vincent d'Urrugne conserva jusqu'en la coutume d'une procession annuelleà l'église de l'hôpital Saint- Jacques de Subernoa. Le premier, ce sont les gens de Subernoa qui venaient en procession à leur ancienne église-mère; le lendemain, ceux d'Urrugne faisaient la procession inverse, toujours par le Pas-de-Béhobie trajet aller et retour environ 20 km. La fatigue était grande, mais la communauté, généreuse, savait y apportait quelque soulagement! Pour conclure citons une chanson guipuzcoane à propos du pèlerinage.

Pelegrino,pelegrino, una limosnita por amor de Dios. Zingar, arraultze bat ez bada bertze bertze Pelegrinuac datoz Santiagotican, Atea irequi beza, icusiagatican; Chomin,jozac trompeta.

Pello, non duc conqueta? Jambon, oeufs sinon un, plusieurs, plusieurs Les pèlerins viennent de Saint-Jacques; ouvrez la porte pour les voir. Pierre, où est ta terrine? La première était la moins pénible ; c'était la voie naturelle de la traversée des Pyrénées. A plus forte raison les pèlerins inoffensifs, proie facile pour les bandits qui infestaient le pays et pour les indigènes qui, bien qu'adonnés à la culture, n'avaient pas perdu l'habitude de détrousser les voyageurs, ne pouvaient s'y aventurer sans danger.

Beaucoup préféraient donc suivre le second itinéraire malgré les inconvénients qu'il présentait. De Saint-Jean-de-Luz à Santiago, la route passait à mètres du bourg d'Urrugne, montait à Postaenea, un relai de poste, sans doute situé à la Croix des Bouquets, et, négligeant les lacets actuels de la descente sur Béhobie, atteignait la Bidassoa plus à l'ouest de ce bourg en dévalant la colline d'Aldapa.

C'était le chemin suivi par les équipages et les courriers qui allaient de France en Castille et à Madrid. La chaussée était assez mal pavée, mais sans ornières. Une diligence partait deux fois par semaine de Bayonne pour Madrid. Dans l'intervalle on devait louer des mules.

Pour bénéficier de la poste et des relais, il fallait retenir sa place à l'avance et le prix était exorbitant: Les dégradations causées par l'eau au gué de Santiago obligèrent dans la suite à modifier l'itinéraire, On utilisa le Pas de Béhobie à proximité de l'île des Faisans et dès lors fut créé un nouveau tracé de route qui, au pied de la redoute Louis XIV, suivant à peu près le tracé actuel, rejoignait l'ancienne route à la Croix des Bouquets.

On passait la rivière dans un grand bac qui transportait voyageurs, bêtes de somme, carrosses et charrettes. Les droits étaient perçus avant l'embarquement. Le tarif n'empêchait pas les bateliers de rançonner les voyageurs, aussi bien d'un côté que de l'autre.

Toutes les relations de voyage le constatent. Pour en finir avec les exigences des passeurs, le roi de Castille avait, dès , ordonné la construction d'un pont, mais l'exécution ne suivit pas. En existait un pont de bois, traversant l'île des Faisans.

Mais ce pont fut alternativement détruit et reconstruit au cours de chaque guerre. On le remplaça dans la seconde moitié du XVIIIè siècle par un pont en pierre qui fut lui-même détruit en par l'armée française battant en retraite. Les Anglais lui substituèrent des pontons.

Le pont actuel a été construit en exécution du traité de Quant au passage entre Hendaye et Fontarabie, enlevé aux habitants d'Hendaye qui n'avaient pas le moyen d'en assurer le trafic et concédé en à la maison d'Urtubie en reconnaissance des services qu'elle avait rendus au cours du siège de La Rochelle, il semble n'avoir été que peu utilisé malgré l'existence d'une assez bonne route qui, prolongeant la rue Agorette à Ciboure, suivait les falaises de Socoa jusqu'à Haïçabia, pour s'enfoncer ensuite dans les terres, et par Dorrondéguy, Errondonia et Chorrioenia atteindre Irandatz.

Les pèlerins n'étaient pas les seuls voyageurs passant par Santiago. Un courant d'affaires s'établit de très bonne heure entre le Labourd et le Guipuzcoa. Cette province basque espagnole, montagneuse et au sol pauvre, avait besoin de blé et de bétail qu'elle importait de France avec laquelle elle communiquait plus facilement qu'avec le reste de la Péninsule.

En échange, elle fournissait du vin, du fer, du charbon et du bois. Le Guipuzcoa jouissait de tout temps de l'exemption des droits de douane et de la liberté du commerce, et de leur côté, les habitants du Labourd résistaient victorieusement aux tendances centralisatrices du pouvoir royal.

Carte montrant les chemins contemporains en Europe pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle. Ne furent autorisés que les pélerins voyageant isolément, munis d'une attestation du curé de leur paroisse. C'est cette pièce qui nous a heureusement permis de connaître le point de départ de ceux d'entre eux qui vécurent leur dernière heure à Urrugne.

Bien d'autres documents font ressortir la faveur dont jouissait notre route auprès les pélerins: Le suprême tèmoignage demeure dans les pierres: La route qui , fut la plus fréquentée est celle qui illustre au Moyen-Age le nom de Roncevaux. De nombreuses et très sérieuses études l'ont mise en pleine lumière ainsi que le courant qui l'alimentait. Normalement elle drainait les Bretons, les Normands,les Anglais, venus par la mer et qui après avoir débarqué à Soulac, en Gironde arrivaient à Bayonne par la route des lacs.

A Dax elle recueillait ceux, partis de Paris et Bordeaux, qui avaient choisi la route la moins accidentée en direction de Bayonne. De là tous avançaient vers Saint-jean-de-Luz Donibane et Ciboure où de son hôpital il reste la Croix blanche.

De même il était des pélerins, débouchant de Vézelay ou de Toulouse, que la vue des Pyrénées avait fait réfléchir, au fur et à mesure de leur approche et qui, finalement, avaient décidé de respecter leur majesté. Alors, sans s'avancer jusqu'à Ostabat, les uns, à Orthez ralliaient Bayonne. Tous mes compagnons et moi dîrent adieu à la France jolie. Et en pleurant nous mîmes à dire: En Espagne nous faut suivre. Cette vague humaine de pèlerins que ce chemin canalisait était alimentée par une série d'affluents qui augmentaient son débit.

Le chemin de Gipuzcoa a pour point de départ Irun. Les péagers osent frapper des personnes à la recherche d'une quête spirituelle. La perception du tribut est don exercée de manière injuste. Les passeurs en chargeant les embarcations plus que cela n'est possible, mettent en péril la vie des voyageurs.

Alors que la religion chrétienne diffuse un message de paix et de charité, les péagers commettent tout ces abus, ce qui est intolérable pour l'Eglise, a fortiori que les pèlerins en sont les premières victimes.

Nous nous sommes du Labourd et ce récit ne devrait pas nous concerner. Je le répête ceçi ne peut être qu'une légende malveillante. Ils sont féroces et la terre où ils habitent est aussi féroce, sylvestre et barbare; la férocité de leur visage et de même la barbarie de leur langue, épouvantent les coeurs de ceux qui les voient Ils s'habillent vraiment mal et mangent et boivent mal.

En effet, toute la famille d'un Navarrais, tant serviteur que maître, tant servante que maîtresse, a l'habitude de manger tous les aliments mélangés en une seule marmite, non avec des cuillères, mais avec les mains, et de boire à un même vase. Si tu les voyais manger, tu croirais voir manger des chiens ou des porcs. Si tu les entendais parler; tu te souviendrais de chiens aboyants.

En effet, ils ont une langue tout à fait barbare; Pour un sou seulement, le Basque ou le Navarrais tue, s'il le peut, un Français. Dans certaines régions, soit en Biscaye et en Alava, quand les Navarrais se réchauffent, l'homme montre à la femme, et la femme à l'homme, leurs parties honteuses. Les Navarrais usent même de la fornication incestueuse avec leurs bestiaux; on dit en effet que le Navarrais suspend au postérieur de sa mule et de sa jument un cadenas, afin que nul autre n'y parvienne.

Quand les Romains s'installèrent en avant J. Il fallut attendre pour que les premiers fors soient écrits et signés en Navarre.. D'ailleurs aujourd'hui, dans le nom de la Communauté forale de Navarre, l'adjectif forale vient de For.

Les fors protégeaient la population basque des empiètements des seigneurs et des rois contre la liberté du peuple. Quand ils accédaient au trône, ils devaient s'engager par serment à respecter ces fors; ce n'est qu'ensuite qu'ils étaient reconnus par les représentants des provinces basques. Les fors des provinces basques avaient une force juridique supérieure aux édits royaux. Si une loi adoptée était en contradiction avec le for provincial, l'assemblée apposait la formule: Cette formule garantissait la liberté des communautés basques vis à vis des rois de France ou de Castille.

Elle établissait dans les fait un statut d'union entre égaux. Ces libertés furent détruites en France lors de la nuit du 4 août En Espagne, dans les faits, ces libertés furent sapées dans leurs fondement quand la loi de établit que les fors des provinces basques étaient conservées, pour autant qu'elles ne portaient pas atteinte à la Constitution espagnole. Les fors étaient alors réduits à une simple règle, modifiable à volonté par les autorités espagnoles.

Droit espagnol Les fors locaux ou municipaux correspondaient à l'ensemble des statuts juridiques suivants: Il s'agissait d'un pacte solennel entre les peuples et le roi, et aussi, par extension les lois qui régissait telle ou telle contrée ou localité. La guerre de Course.

Le XVI Ième siècle de notre histoire est dominé par les conflits qui affrontent l'Espagne à la France et à l'Angleterre pour des motifs politiques et religieux: Les corsaires basques ne seront donc pas étrangers à ces fluctuations: En règle générale, nous pouvons considérer le XVIème siècle comme le premier siècle où les corsaires basques commencèrent à agir sous une réglementation bien définie.

Les corsaires du Labourd furent les plus importants de tout le Pays Basque; ils opéraient dans toutes les eaux, avec ou sans permission, et ils arrivèrent même à s'immiscer dans le domaine de la piraterie. Les corsaires basco-français les plus renommés de ce siècle furent Duconte, Harismendi et Dolabarantz. On signa donc un accord à Hendaye en entre les deux parties voisines, qui instaurait une clause très pragmatique selon laquelle les deux parties s'engageaient à ce que, si leurs rois respectifs se déclaraient la guerre, ceux d'entre eux qui recevraient les premiers l'ordre de guerre ou les lettres de marque devraient en aviser rapidement l'autre partie sur ce qu'ils allaient faire.

Son règne permet un développement important des arts et des lettres en France. Il facilite la diffusion de la Réforme naissante et surtout permet à l'Empire ottoman de s'installer aux portes de Vienne.

Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L'armée de François Ier est complètement massacrée, pendant que le roi est fait prisonnier avec plusieurs de ses généraux.

François Ier sera enfermé à la chartreuse de Pavie puis transféré en Espagne où il deviendra l'otage de Charles Quint. Afin d'être libéré il signe le traîté de Madrid le 14 janvier Ses deux enfants resteront prisonniers en Espagne en attendant la remise de cette rançon. François Ier s'empressera de renier cet accord et s'alliera avec les princes italiens et le pape au sein de la Ligue de Cognac, contre Charles Quint.

Et La guerre reprendra aussitôt. Charles-Quint avait proposé à François 1er la restitution de Fontarabie en échange de Tournai qu'il assiégeait.

Mais cette offre fut dédaignée. Tournai tomba bientôt au pouvoir des Impériaux, Fontarabie resta pendant près de deux ans en la possession des Français, jusqu'au moment où les Espagnols, étant parvenus à franchir la rivière à Béhobie, ravagèrent le Labourd et le Béarn sans pouvoir s'emparer de Bayonne, mais se fixèrent le long de la rive droite de la Bidassoa.

La garnison de Fontarabie, déjà affaiblie par la trahison de Philippe de Navarre qui était passé à l'ennemi avec les troupes qu'il commandait, et dès lors privée de toute communication avec le reste des troupes françaises, se rendit aux Espagnols le 24 Mars La Défaite de Pavie.

La Rançon à Bayonne. François Ier, fait prisonnier à Pavie le 24 février , fut libéré par le traité de Madrid de janvier En outre, il rendait à l'empereur une fleur de lys enrichie de pierres précieuses et accompagnée d'une parcelle de la vraie croix, ayant jadis appartenu au père de Charles Quint puis au roi Henri VIII d'Angleterre, qui l'avait offerte à son filleul, le duc d'Orléans.

En attendant le versement de cette rançon, les deux enfants royaux, le dauphin François âgé de 10 ans et son frère puîné, Henri âgé de 8 ans, seraient remis en otage aux Espagnols.

La reine mère, Louise de Savoie, les accompagna à Bayonne où elle fut reçue en grande pompe le 15 mars Les enfants de France, que François Ier avait embrassés et bénis en leur promettant de venir bientôt les reprendre, débarquèrent alors en Espagne accompagnés de quelques seigneurs que les Espagnols renvoyèrent du reste rapidement. En fait de prochaine libération annoncée par leur père, les deux jeunes hommes restèrent quatre ans prisonniers de Charles Quint et ne retrouvèrent leur liberté au milieu de la Bidassoa que le 1er juillet , un an après le traité de Cambrai qui mit fin à la guerre entre Charles Quint et François Ier.

Les deux enfants sont mis en prison, d'abord à la forteresse de Berlanga puis au lugubre château féodal de Pedrazza de la Sierra dans la province de Segovie.

Ils disposent de deux pièces d'un total inconfort, glaciales l'hiver, étouffantes l'été, sans aucune tendresse, aux fenêtres munies de barreaux. Privés de domesticité française, ils en oublient leur langue maternelle au point que Bodin, huissier de Louise de Savoie, venu leur annoncer leur prochaine libération, est obligé, à leur demande, de s'exprimer en espagnol.

Isabelle de Portugal, la jeune épouse de Charles Quint, informée de ce cruel régime imposé aux jeunes princes, essaya d'adoucir leur sort mais sa discrète intervention se limita à la distribution de vêtements dont avaient bien besoin les jeunes captifs. Rassemblement de la rançon. Le maréchal Anne de Montmorency, grand maître de l'artillerie, compagnon de captivité de François Ier, est désigné pour rassembler à Bayonne l'énorme rançon qu'il aura quelques difficultés à accumuler.

Le maréchal arrive à Bayonne le 22 mars , accompagné de l'archevêque de Bourges, François Tournon, de deux généraux aux finances et d'une importante suite. Pour collecter cette énorme somme, il envoie des messagers dans tout le royaume et les contributions des diverses provinces sous forme de dons ou d'impositions ne parviennent qu'au bout de trois mois au Château Vieux, où elles sont entreposées en toute sécurité en attendant leur livraison à l'Espagne,.

Dans deux grandes salles du Château côté nord, on entasse les écus d'or sur de grands tapis verts étendus à terre. Afin de faciliter des comptes des trésoriers, les fonds de l'épargne sont déposés dans une pièce et ceux des dons dans l'autre. L'appel en faveur de la libération des enfants royaux est si bien entendu que le 29 avril on a dépassé le montant de la rançon et qu'on doit renvoyer à Bordeaux un excédent de cent mille marcs. Le décompte, en présence des Espagnols, va s'avérer difficile en raison de la complexité de ce trésor comprenant les pièces les plus diverses, allant de l'écu royal au florin ou au ducat, et de la méfiance du scrupuleux délégué espagnol.

Cette méfiance sera d'ailleurs justifiée par une supercherie qui, au dernier moment, faillit remettre tout en cause.

Mais à ce sujet, laissons la parole au commandant de Blay: Don Pedro, connétable de Castille, muni des pleins pouvoirs pour représenter l'empereur, attendait à Fontarabie que la rançon fût prête, il avait envoyé à Bayonne Don Alvaro de Lugo et le trésorier des Flandres pour procéder aux vérifications.

Pendant plus de deux mois, les commissaires comptent et pèsent. Don Alvaro de Lugo n'est pas aisé à contenter. Il est vrai que dans la quantité des pièces d'or, il y en a de fausses, et un plus grand nombre de poids insuffisant ; de là un déficit qui monte à quarante mille écus.

La somme est forte et l'on attribua à la cour cette supercherie au chancelier du Prat. Le grand maître hésite à payer ce supplément ; il en réfère à François I" qui l'autorise à fournir l'appoint nécessaire.

La sécurité de cet important trésor était assurée par le sénéchal d'Agenais qui avait amené avec lui cent archers de ses gardes du corps, choisis parmi les plus sûrs. Libération des enfants, entrée en France de la reine Eléonore. L'acheminement vers la frontière d'un convoi de trente mulets, chacun de quarante mille écus, et d'un trente et unième porteur de la fameuse fleur de lys et des bordereaux, peut susciter des convoitises. Il n'est pas à l'abri d'un coup de main, aussi est-il entouré d'un imposant dispositif de sécurité confié au sénéchal d'Agenais que ne quitte pas Don Alvaro.

Le convoi se met en marche le 30 juin escorté de cent hommes de guerre à pied, suivi, deux heures après son départ, de trois cents hommes d'armes. Ce convoi rejoint Montmorency à Saint- Jean-de-Luz qui l'y a devancé avec une importante troupe.

Le 1er juillet , avant l'aube, cinquante cavaliers partent en éclaireur sur la route de Hendaye et à 7 heures du matin le convoi atteint les bords de la Bidassoa, pensant profiter de la pleine mer pour traverser le fleuve et procéder à l'échange. Mais Don Pedro n'est pas au rendez-vous.

Averti par un espion qu'une imposante troupe française de cinq cents hommes à cheval et trois mille hommes de pieds se trouverait à Saint-Jean-de-Luz, dans le but d'enlever les enfants de France et de récupérer la rançon, le connétable de Castille, qui le matin avait amené ses précieuses personnes sur les bords de la Bidassoa, devant ce danger, les a repliées à Renteria.

Trente mulets portaient les coffres contenant les écus ; ils étaient accompagnés de cent hommes de pied, sans armes, chargés de les conduire.

Montmorency lui-même, qui avait conscience de sa responsabilité, ne les perdit pas de vue et ne se coucha pas de la nuit. Le pont reliant Saint-Jean de Luz à Ciboure avait été gardé depuis la veille par dix archers et la circulation avait été interdite au public.

Par mesure de prudence, des postes de soldats avaient été échelonnés le long de la route de Ciboure à Hendaye. A huit heures du matin, le convoi se remit en marche à peu près dans le même ordre que la veille. Il était précédé par des gens de pied commandés par les capitaines Saint-Estève, Olergui et Montault.

Suivaient les seigneurs et leurs gens. Eléonore, qui le 20 mars a épousé François Ier par procuration, pressée d'entrer en France, intervient alors vigoureusement auprès de Don Pedro et l'échange a lieu dans la journée au milieu de la Bidassoa.

Ils en repartirent tout de suite pour Saint-Jean de Luz où ils arrivèrent à onze heures du soir. La reine et les enfants royaux passèrent la nuit à Saint-Jean de Luz.

Ils firent le lendemain leur entrée solennelle à Bayonne, la reine dans une literie recouverte d'un drap d'or et les jeunes frères montés sur des chevaux blancs. Accueilli par le corps de ville en grande pompe et sous les salves une heure durant des canons des remparts et des châteaux, le cortège entouré par soixante-dix ecclésiastiques porteurs de torches fit son entrée dans la cathédrale où fut entonné un Te Deum Laudamus.

Le soir, la reine assista à une comédie et le 3 juillet avec les jeunes princes, elle quitta Bayonne pour Bordeaux où l'attendait son royal époux. Ecu de France couronné sous un soleil. Quelques années plus tard, en , Bayonne reçut Antoine de Bourbon, roi de Navarre, récemment nommé gouverneur de Guyenne, accompagné de son épouse Jeanne d'Albret, parents du futur Henri IV, qui descendirent vraisemblablement au Château Vieux.

Par contre Charles Quint se rendant à Gand, châtier les Gantois en révolte, ne fit que passer à Bayonne en Mais, insigne honneur pour une bonne ville du royaume, Bayonne allait recevoir la cour de France un mois durant en Montées à la mode du Portugal sur des haquenées luxueusement harnachées et caparaçonnées de velours, elles suivaient la litière deux à deux.

Quand le cortège fut en vue de Saint-Jean de Luz, cinq cents jeunes gens allèrent à sa rencontre avec chacun une torche allumée et formèrent autour des illustres voyageurs une pittoresque et resplendissante escorte. De tous côtés dans la ville et ses alentours on percevait des feux de joie devant les maisons, même celles des plus pauvres. Eléonore arriva ainsi escortée au logis qui lui était réservé et descendit de sa litière en tenant les petits princes par la main. Me Mondot de la Martonie, président du Parlement de Bordeaux.

Me Guillaume de Laduchs, sénéchal des Lannes de Bayonne. Jean d'Albret et le Duc d'Angoulême, futur François 1er de France, revenant d'assiéger le duc d'Albe à Pampelune, passent sur la Bidassoa par les cols de Velate et de Maya, et les Anglais débarqués à Passages de Fontarabie se rembarquent après avoir dévasté Hendaye.

Une trêve d'un an est signée à Urtubie le 1"" avril La Navarre, c'est la France! Depuis qu'une noblesse de Champagne y régna, les châteaux sont d'une architecture plus semblable aux castels français qu'aux casas y torres des hidalgos castillans voisins ; ainsi en atteste le Palais des rois de Navarre ,. La petite Navarre était une proie facile pour le Royaume espagnol,. Le roi de Castille Ferdinand II d'Aragon, après la victoire sur les musulmans était devenu le maitre de la presque totalité de la péninsule Ibérique.

Soutenus par la France. La Castille et l'Aragon. L'origine de ce royaume fut le Royaume de Pampelune Reino de Pamplona , puis celui de Navarre fondé en par Eneko Arista, premier roi de Navarre, fondateur d'une dynastie qui régna sur la Navarre jusqu'en La Navarre Nafarroa en basque,.

Ce royaume médiéval Haute-Navarre fut conquis en par le royaume d'Aragon et de Castille- et fut intégrée en dans l'actuel royaume d'Espagne. Tout ceci ne se fit pas sans drame, et sans conséquences pour Les Hendayais subirent le contrecoup des guerres de Navarre, lorsque Ferdinand le Catholique s'empara en , de la partie des Etats de Jean d'Albret Roi de Navarre située au sud des Pyrénées.

On connait les tentatives du roi de Navarre pour reconquérir ses possessions, en et en Si les principales opérations de cette campagne eurent d'autres régions pour théatre, la vallée de la Bidassoa n'en subit pas moins le contrecoup des hostilités.

Pendant les années qui suivirent, le calme régna dans le pays jusqu'au jour où en , lors de la seconde guerre de Navarre l'amiral Bonnivet fit une diversion dans le Guipuzkoa. Après avoir pris le fort de Béhobia de construction récente, il s'empara de Fontarrabie. Hendaye se ressentit de ces opérations car elle fut souvent traversée par des convois de troupes, de ravitaillement, de munitions et aussi par les incursions des Espagnols qui faisaient des razzias dans le Labourd.

Depuis la guerre civile sévit en Navarre.. Il s'en suit une période de troubles et de violences. La mésentente aidant, la guerre civile reprend: Cette conquête est facilitée par deux évènements importants - une partie de la noblesse navarraise est passée du côté de la Castille, en échange de promesses de titres et de carrières dans l'armée et l'administration castillanes.

Il fournit une armée à Henri II sous le commandement de Lesparre. Cette armée, forte de 12 hommes commence par prendre le 15 mai, après trois jours de siège, Saint-Jean-Pied-de-Port 15 mai qui commande l'accès à l'Espagne par le col de Roncevaux. Profitant de la révolte des communeros , Henri d'Albret continue son offensive. Devant son avancée, elle lève le siège, recule vers Pampelune, et campe au sud de la sierra de Erreniega qui barre le passage vers la capitale navarraise.

Lesparre doit affronter les Espagnols pour rejoindre la capitale de la Navarre. Deux heures avant le coucher du soleil, il fond sur le camp espagnol, et le bouscule quelque peu. Mais la cavalerie espagnole soutient son infanterie qui commençait à reculer. La résistance des Navarrais a été acharnée, elle se termine en juillet à Maya Amaiur , où des Basques de toutes les provinces sont venus défendre les souverains navarrais. La répression est féroce Les élites aristocratiques, religieuses et intellectuelles qui n'ont pas rallié les Castillans sont supprimées ainsi que les minorités musulmanes et juives qui se trouvaient en Navarre.

La Navarre est dès lors séparée en deux entités: Ces évènements ont provoqué un débat qui dure depuis presque cinq siècles.

Mais tous ceux qui ont analysé honnêtement les faits, sont parvenus à la même conclusion: Elles échoueront toutesles deux. Cette troupe vainquit les troupes du roi de Navarre, qui disposait de l'appui du roi de France, composées d'un contingent de 3 lansquenets lansquenetes et d'un bataillon de 1 Labourdins, qui essayaient de reconquérir le royaume de Navarre.

De leur côté, les Castillans comptaient 1. En Charles Quint est désigné empereur et devient maître de l'Allemagne. Les électeurs empochèrent des deux cotés et François ne fut donc pas élu.

L'amiral Guillaume Gouffier de Bonnivet, gouverneur de Guyenne, passe sur la Bidassoa par le Col de Maya avec 7 hommes, s'appuie sur Biriatou pour prendre le fort Gasteluzar, brûle tout Irun et affame Fontarabie, où Diego de Vera capitule le 15 octobre après 10 jours de siège. Avec 3 gascons, Jacques du Lude reste dans la place, contre D. Pedro de Urdanibia embusqué à Irun. Beltran de la Cueva, vice-roi de Navarre et capitaine général de Guipuzcoa, futur duc d'Albuquerque, bloque Fontarabie et l'alcalde et capitaine Ochoa de Asua occupe Gasteluzar depuis avril.

Pierre de Semper Saint Pée et le sire d'Urtubie passent la Bidassoa avec les 1 hommes de la milice du Labourd et des mercenaires allemands, et s'installent en haut d'Aldabe. Juan Perez de Azcue et Miguel de Ambulodi avec chacun guipuzcoans les délogent de nuit le 30 juin, Don Beltran culbutant les Allemands.

L'hermitage de Saint-Marcial avec le blason d'Albuquerque y honore le saint de ce jour, avec une grande procession annuelle. Le maréchal de Chabannes de la Palice débloque la Bidassoa avec 4 hommes, mais en décembre le connétable de Castille, Inigo de Velasco, franchit le Pas de Béhobie avec le prince d'Orange.

Nasse du prieur de Santiago, au pas de Santiago. Nasse de Fontarabie, en aval de Santiago. A partir d'une lettre du vice-roi de Navarre le 12 mai et jusqu'à , la rectification de la Bidassoa navigable depuis Santestevan est reprise mais reste imparfaite.

Sanche de Leyva, capitaine général, vice-roi de Navarre, refoule de la Bidassoa la milice du Labourd, brûle Urtubie et pousse jusqu'à Saint- Jean-de-Luz avant de repasser. Sous les ordres du duc d'Albuquerque, le capitaine général Diego de Carvajal s'avance rapidement de Fontarabie et brûle entièrement Saint- Jean-de-Luz le 31 juillet, ainsi que le rapporte l'historien Garibay qui participa à l'expédition. En retour, Antoine de Bourbon avec les troupes protestantes de sa femme Jeanne d'Albret, reine de Navarre, échoue contre Fontarabie.

En ,Jean de Coras l'un des magistrats instructeurs, publie le récit de l'affaire. L'affaire elle-même tient en quelques lignes: Martin Guerre, paysan d'Artigat dans le Comté de Foix, qui avait quitté son village et sa famille, dépose plainte contre Arnaud du Tilh qui a usurpé son identité pendant douze ans, confondant même son épouse, Bertrande de Rols. À l'issue d'une longue et complexe procédure judiciaire, Arnaud du Tilh est déclaré coupable.

Il est pendu ou, selon d'autres sources, pendu et brûlé. Mais on manque de renseignements sur cet événement qui ne fut qu'un épisode après les dévastations que les Espagnols commirent dans le Labourd, en , sous Sanche de Leiva et, quelquesannées plus tard, sous Bertrand de la Cueva, duc d'Albuquerque,vice-roi de Navarre. Pendant plusieurs années, la concentrationsur la frontière de troupes espagnoles destinées à être envoyéessur divers théâtres d'opérations de guerre, troubla bien souventle repos des Hendayais jusqu'au jour où la paix de Vervins leur assura une période relativement longue de tranquillité.

Le coffre ou caisse est alimenté individuellement par un droit d'inscription, une cotisation annuelle et un dédit de radiation des confrères marins ; par un droit d'entrée des bateaux dit droit de basilage et un droit de un demi pour cent sur les bénéfices des confrères marchands, sans compter les amendes prononcées par les juges consuls et exigibles par le prévôt municipal.

Société de secours mutuels et de sacrements enterrements et messes en commun , la confrérie a aussi le privilège de vérifier les rôles d'équipages payés à la part ou à la solde, et de sanctionner tous manquements. Les armes de Biarritz apposées dès sur un traité flamand, illustrent leur baleinière à quille courbe de 8 mètres, à une pointe le harponneur et ses deux fers encordés, le barreur et son aviron à l'autre pointe, 3 rameurs au milieu creux d'un mètre et large moitié plus, avec leurs 3 lances pour la mise à mort.

En , Hendaye obtint de construire sa propre église, et se détacha de celle d'Urrugne. L'autorisation lui fut accordée par l'évêque Bertrand d'Etchaux: Il a élevé au cap Figuier un château de mer confié au Capitaine Général Velasquez. On compte cette année de sa mort 40 artilleurs et 30 fantassins dans la place, dont l'escarpement est renforcé à l'est par un mur qui s'effondre dans l'eau peu après.

Les habitants de la rive droite de la Bidassoa ont osé naviguer dans des barques à quille. Il ne disposait d'autres ressources que celles que lui offraient ses paroissiens désargentés et, cependant, quatre ans plus tard, il eut la joie de l'ouvrir de nouveau au culte.

Comme vestiges du passé il ne put conserver — et il reste encore — que l'écusson des rois de France et de Navarre, dont la moitié fut martelée pendant la Révolution, sur le linteau de la porte Sud ainsi que la croix de pierre dressée à l'extérieur, près de cette porte; elle provient sans doute de l'ancien cimetière. Une deuxième génération d'ouvrages espagnols compte 3 forts de Passages au Figuier et 6 d'Oyarzun à Irun ; si les forts Evans et Lord John Hay marquent le passage des Anglais en , par exemple, le fort Alphonse XII date des guerres carlistes.

Le pont de bateaux anglais est remplacé par un nouveau pont de bois à piles de pierre au passage de Béhobie, en , et par le pont tout en pierre de Le pont du chemin de fer est construit sur l'ancien passage de Santiago en A Hendaye, le chemin de Belcénia à Ondarraïtz élargi en est repris en par le pont de Belcénia et le boulevard de la plage avec mètres de digue de mer. Une concession administrative de met hors d'eau et à l'abri d'une digue le quartier de la Marine agrandi jusqu'à la plage de Fontarabie.

L'empereur visite Hendaye durant son séjour à Bayonne, où les deux rois et la reine Marie-Louise, passant successivement la Bidassoa, viennent le rejoindre en avril et mai.

Joseph Bonaparte, fait roi d'Espagne par son frère Napoléon, passe la Bidassoa le 9 juillet. Les troupes impériales ne cessèrent alors de traverser Urrugne et Hendaye, allant en Espagne: Enfin, nous connaîtrons l'ultime bataille. La Guerre d'indépendance espagnole. Elle ne pouvait s"y soumettre, ni s"y résigner.

Ainsi débute la première tentative d'invasion du Portugal 18 octobre En représailles, le pays va subir une série d'invasions entre et , invasions qui vont avoir un impact considérable sur l'histoire du pays et de son empire. Au cours de ces transactions l'Empereur s'était rendu compte du pouvoir chancelant de Madrid. Le roi était en conflit avec son fils. Napoléon fut sollicité pour résoudre ce différend..

Isolés,, loin des leurs ,soumis à de multiples pressions,entourés d'une multitude de soldats, les souverains espagnols n'avaient guère les moyens de s'opposer aux volontés impériales, ,ils cédèrent successivement. Le roi fut dépossédé, le fils écarté,. Il se trompa grandement. Le guet-apens de Bayonne déclencha à Madrid de multiples inquiètudes, des rumeurs circulaient en s"amplifiant," la famille royale espagnole était retenue en otage!

Cette rebellion fut écrasée dans le sang par Murat. Ce sera pour leur perte. Le 18 juillet , le général Pierre Dupont de l'Étang et ses 20 hommes furent vaincus près de la petite ville andalouse de Bailen.

Les soldats de Napoléon pouvaient être battus. Ce qu'il arriva est difficile à décrire tant la violence aveugle, la folie de vengeance qui dépassèrent tout ce que l'on peut imaginer: Chaque coin de rue décelait un danger, chaque coin de campagne une embuscade L'armée était habituée à un combat de ville , pas à cette permanente incertitude du péril, à cette tension éprouvante de l'incertain.

Les officiers,étaient concients de la situation militaire, des éphémères alliances,des rebellions des états. Il ne resta que quelques mois novembre janvier en Espagne mais son intervention assura un moment la reprise en main des villes par les Français.

Le contrôle des campagnes restait difficile. Les prêtres espagnols appelaient leurs fidèles à la croisade contre les Français. C'est aussi à cette époque février que débuta la seconde tentative d'invasion française au Portugal commandée par le maréchal Soult. Elle se traduit par un nouvel échec français mai L'armée britannique,était venue aider le Portugal puis l'Espagne.

En , les troupes, l'armée impériale d'Espagne, n'étaient plus celle d'Austerlitz ou de Wagram. En juillet les deux tiers de ses effectifs étaient composés d'étrangers et de conscrits.

Allemands, Suisses , Italiens pour le plus grand nombre. En novembre , quelque Il y a de tout parmi ces recrues et le pire y côtoit le meilleur: Nombre d'entre eux déserteront, souvent en rejoignant les Anglais, mais aussi parfois, en ralliant les Espagnols pour se mettre à l'abri des terribles exactions de la guérilla. Soldats professionnels ils offraient leur service à qui les payait. Les Polonais, d'un dévouement exemplaire à la France au cours des campagnes menées en Europe du nord, vont déserter en masse en Espagne préférant rejoindre les rangs de l'armée anglaise où la solde était plus élevée et l'alimentation meilleure.

Les Anglais et les Portugais s'étaient joints aux Espagnols. C'est ainsi que les soldats de Napoléon arrivèrent à Vitoria aux portes du Pays Basque. La bataille de Vitoria fut livrée le 21 juin , entre les troupes françaises qui escortaient Joseph Bonaparte dans sa fuite et un conglomérat de troupes britanniques, espagnoles et portugaises sous le commandement de Arthur Wellesley, duc de Wellington. La victoire des alliés sanctionna la retraite définitive des troupes françaises d'Espagne à l'exception de la Catalogne et obligea Napoléon à rendre la couronne à Ferdinand VII, mettant fin ainsi à la Guerre d'indépendance espagnole.

L'armée de Wellington, disposée en trois colonnes, rejoignit les Français en train de se retirer quand ils se trouvaient aux environs de Vitoria, dans le Pays basque. Les Français se virent obligés à combattre. Après une série de durs affrontements, la 3e division sous les ordres de Thomas Picton rompit le front central français.

Bien qu'ils plient sur tout le front de leur dispositif, les Français sont loin encore d'être battus. Jourdan voyant l'aile gauche tournée, la fait rapprocher du centre: Le roi Joseph , voyant l'ennemi déjà maître de la route de Bayonne , ordonna la retraite par la seule voie qui restait alors, celle de Pampelune et chargea le comte Reille de la soutenir ".

A dix-sept heures , le point de rupture est atteint , l'armée impériale cède brusquement sur toute la ligne. C'est la retraite générale , pour ne pas dire la déroute en direction du chemin de Pampelune, seul axe restant encore ouvert. Les plus affolés sont les réfugiés espagnols, car ils savent qu'ils ne peuvent espérer aucune indulgence de la part de leurs compatriotes. Renonçant à sauver leurs biens pour au moins sauver leurs vies, les fugitifs abandonnent carosses et voitures, bagages et objets précieux.

Les alliés en particulier les Britanniques abandonnèrent alors la poursuite des Français pour se répartir le butin, ce qui irrita Wellington. Des soldats anglais font sauter les fermetures des fourgons du Trésor et puisent à pleine mains dans les caisses. Seul réconfort pour les Impériaux, les Alliés trop occupés au pillage des fourgons civils et militaires, en oublient de se lancer à leur poursuite.

Les vainqueurs ramasseront un butin immense: Les coffres contenant l'argent destiné à payer trois mois d'arriéré de solde des troupes françaises sont aussi perdus. De plus, il y a de longs retards, parfois de plus de deux ans, dans le paiement de la solde des troupes. Mais aussi sur pièces d'artillerie chariots de munitions et un équipement considérable. Les pertes françaises sont de morts et blessés et une dizaine de mille de prisonniers.

Beaucoup plus modestes, celles des Alliés seront évaluées à pour les Anglais , un millier pour les Portugais et pour les Espagnols. L'avidité des troupes alliées, perdant du temps à piller l'immense convoi abandonné, sauve heureusement l'armée française d'un désastre total… Mais surtout, la bataille de Vitoria marque la fin de l'occupation de l'Espagne et du Portugal décidée par Napoléon en pour combattre l'Angleterre en fermant tous les ports d'Europe, par le "Blocus continental.

La paix revient, troublée seulement par des actes de brigandages et de vols comme en connut toute la France, pendant les guerres de l'Empire; le calme persistera relatif jusqu'en , époque à laquelle Urrugne se reprit à voir défiler troupes et matériel.

Arrivé à Bayonne le 12 juillet , Soult s'empresse d'organiser la défense de la frontière et de la Bidassoa, menacées par Wellington; il la veut d'autant plus forte qu'il ne dispose que d'un.

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Cette province basque espagnole, montagneuse et au sol pauvre, avait besoin de blé et de bétail qu'elle importait de France avec laquelle elle communiquait plus facilement qu'avec le reste de la Péninsule. Shere le dimanche 3 avril à Graziella le jeudi 31 mars à La bataille de Vitoria fut livrée le 21 juinentre les troupes françaises qui escortaient Joseph Bonaparte dans sa fuite et un conglomérat de troupes britanniques, espagnoles et portugaises sous le commandement de Arthur Wellesley, duc de Wellington. Dire ce qu'il s'est passé à cette époque là en Navarre est une entreprise très compliquée. Enles troupes, l'armée impériale d'Espagne, n'étaient plus celle d'Austerlitz ou de Wagram. Timewaster8 le samedi 2 avril à

Ils ne devaient pas tarder à assister à un événement sensationnel. Le roi de France, François Ier, fait prisonnier à la bataille de Pavie, avait été conduit en Espagne où, emprisonné à l'AIcazar de Madrid, il avait dû souscrire, comme prix de sa liberté, aux conditions les plus dures. En vertu d'une des clauses — 14 — que lui avait imposé Charles Quint, il devait payer une rançon de deux cent mille écus d'or et, en attendant qu'il ait pu réunir une somme aussi considérable pour l'époque, il devait envoyer, en otage, les deux fils aînés qu'il avait eus de la feu reine Claude, le dauphin, âgé de huit ans et demi, qui ne régna pas, et le duc d'Orléans, qui avait alors sept ans, et qui devait devenir le roi Henri II.

Les enfants devaient être rendus après paiement de la rançon et François épouserait alors Eléonore soeur de Charles Quint et veuve du roi de Portugal. Afin d'être sûr que le roi de France tiendrait sa parole, Charles Quint avait exigé que l'échange entre la reine, les enfants et la rançon eut lieu à la frontière.

Cet acte historique se passa à Hendaye, le 15 mars Après une très courte entrevue qui permit au roi d'embrasser les jeunes princes, ceux-ci débarquèrent à Fontarabie d'où ils furent dirigés vers la forteresse de Pedrazzo de la Sierra, tandis que François Ier trouvait à Hendaye tous les grands seigneurs du royaume qui l'attendaient.

Il monta à cheval en s'écriant: Quatre ans plus tard, eut lieu, au même endroit, l'échange de messieurs les enfants contre les deux cent mille écus d'or. Pour remplir l'importante mission d'escorter le trésor, de l'échanger contre les enfants, de recevoir la reine au seuil du royaume et de diriger son voyage, le roi désigna un des plus grands seigneurs de France, Anne de Montmorency, grand maître, maréchal de France et gouverneur du Languedoc.

Montmorency était aidé, dans sa mission, par le cardinal de Tournon. De son côté, le roi d'Espagne avait chargé le connétable Don Pedro Hernandez de Velasco de recevoir la rançon et de faire la remise des enfants. Le lieu fixé pour cet échange fut le milieu de la Bidassoa, à égale distance entre Hendaye et Fontarabie. On y installa un ponton. Deux gabarres de même grandeur, armées chacune de douze rameurs et montées, celle d'Hendaye, par douze gentilshommes français dont le grand maître, celle de Fontarabie par douze gentilshommes espagnols dont le connétable, devaient.

Dans la gabarre espagnole seraient les enfants et la reine, dans la gabarre française, la rançon. La date de cet échange fut fixé au 1er juillet Au jour dit, le convoi arrivait de Bayonne à Hendaye. Il était composé de trente mulets portant chacun quarante mille écus et conduits par cent hommes de pied et trois cents hommes d'armes. Une troupe de cavalerie et de gentilshommes, aux costumes éclatants, éblouissaient de leur luxe les populations.

Après quelques malentendus et tâtonnements, provenant de la méfiance des uns vis-à vis des autres, l'échange put se faire ainsi qu'il avait été prévu. Il était huit heures du soir, quand les deux gabarres avec leurs précieux chargements quittèrent les rives opposées et vinrent se ranger aux bords du ponton sur lequel une ligne marquait la limite des parties affectées, l'une à la France, l'autre à l'Espagne.

Ces illustres personnages n'y séjournèrent pas longtemps et, peu après, Eléonore d'Autriche était en France où elle prenait pied sur le territoire d'Hendaye en même temps que ceux qu'elle appelait déjà ses enfants. Les Hendayais assistèrent alors à un magnifique défilé. Venaient ensuite la foule des gentilshommes dans leurs costumes étincelants et enfin trois cents cavaliers qui fermaient la marche. Ce fut un splendide spectacle dont on parla pendant longtemps sur les bords de la Bidassoa.

Quelques années plus tard, le 13 juin , les Hendayais devaient voir un autre souverain, le roi Charles IX, qui se rendit à Hendaye pour recevoir sa soeur Elisabeth, reine d'Espagne. Mais on manque de renseignements sur cet événement qui ne fut qu'un épisode après les dévastations que les Espagnols commirent dans le Labourd, en , sous Sanche de Leiva et, quelques années plus tard, sous Bertrand de la Cueva, duc d'Albuquerque, vice-roi de Navarre.

Pendant plusieurs années, la concentration — 13 — sur la frontière de troupes espagnoles destinées à être envoyées sur divers théâtres d'opérations de guerre, troubla bien souvent le repos des Hendayais jusqu'au jour où la paix de Vervins leur assura une période relativement longue de tranquillité. Le projet de ce double mariage avait été ébauché par Henri IV ; il fut réalisé cinq ans après sa mort, en Voici dans quelles circonstances se fit l'échange des deux princesses.

Il existait, dans la Bidassoa, à proximité du lieu où l'on construisit plus tard le pont de Béhobie, une petite île, à peu près à égale distance, à cette époque, de la rive française et de la rive espagnole. Depuis longtemps cette île était considérée comme un terrain neutre entre la France et l'Espagne et c'est là que se réunissaient les délégués des deux nations, quand ils avaient à régler des questions de frontière.

C'est sans doute pour cette raison que cet endroit fut choisi pour l'entrevue et l'échange des deux reines. Un pavillon avait été aménagé dans l'île ; deux autres, exactement semblables, sur les deux rives du fleuve sur lesquelles étaient rangées les troupes et de nombreux musiciens.

Les deux reines arrivèrent en même temps, l'une de Saint-Jeande- Luz, l'autre de Fontarabie. Les barques qui devaient servir à la traversée du fleuve étaient au pied de chaque pavillon, gardées par des soldats et montées par des marins revêtus de costumes uniformes. A son arrivée, Anne d'Autriche, donnant la main au duc d'Uceda s'embarqua en même temps que Madame, accompagnée du duc de Guise qui, lui aussi, la tenant par la main, — 19 — prenait place, de l'autre côté du fleuve dans l'autre barque, semblable à la première.

Les deux barques atteignaient l'île un instant après et les deux reines entraient, en même temps, dans la salle de l'entrevue. Le cérémonial, minutieusement réglé à l'avance, comportait un discours du duc de Lerma, au nom du roi d'Espagne, et une réponse du duc de Guise pour le roi de France. Puis les deux reines s'étant embrassées, chacune entra dans son nouveau royaume, au son des vivats poussés par les troupes, des accords des musiques et des coups de canons qui remplissaient de leurs échos la vallée généralement si tranquille de la Bidassoa.

Les opérations antérieures avaient permis de se rendre compte des avantages des Espagnols sur les Français protégés qu'ils étaient par le fort de Béhobie et la place forte de Fontarabie, tandis que la France ne possédait aucun ouvrage de défense au nord de la Bidassoa.

L'amiral Bonnivet avait bien fait élever à Hendaye quelques terrassements garnis de pieux, mais cet ouvrage était absolument insuffisant. Aussi le roi désira-t-il mieux fortifier cette frontière et, par décision du 20 août , il ordonna la construction d'un fort vis-à-vis de Fontarabie.

On peut encore en voir quelques vestiges au bas de l'esplanade sur laquelle se trouve aujourd'hui le monument aux morts. Le projet comportait six grands bastions et des logements pour trois ou quatre cents hommes. Cette décision fut très mal vue des habitants qui adressèrent leurs doléances au roi. Celui-ci chargea le gouverneur du Labourd, le comte de Gramont, de les ramener à la raison. Mais l'impartialité de Gramont était mise en doute car il avait été nommé gouverneur du fort avant même sa construction.

Les choses traînèrent en longueur, beaucoup de temps s'écoula, lorsque le roi, perdant patience, donna l'ordre formel de commencer les travaux.

Ceux-ci furent mollement exécutés et le fort n'était pas terminé lorsque se produisirent les événements de à Les premières opérations n'avaient pas été favorables aux armées françaises. La prise de Corbie et l'invasion de la Bourgogne par les troupes ennemies avaient obligé Richelieu à concentrer dans l'est des effectifs importants et, pour cela, à dégarnir les frontières qui n'étaient pas directement menacées.

C'était le cas de celle des Pyrénées et les Espagnols en profitèrent pour concentrer dans le Guipuzcoa des troupes qui ne tardèrent pas à franchir la Bidassoa et auxquelles le duc de Gramont et le duc de La Valette n'eurent à opposer que des effectifs insuffisants. Aussi l'ennemi réussit-il à s'emparer de Saint-Jean-de-Luz et à s'établir dans le Labourd qu'il occupa pendant plus d'un an.

Hendaye devint sa base de ravitaillement et les Hendayais durent subir tous les inconvénients de cette situation. Elle ne cessa qu'en , mais les populations n'en avaient pas encore fini avec les épreuves que la guerre entraîne toujours avec elle.

Cette longue occupation, la menace qu'elle avait constituée pour Bayonne, avaient fait une mauvaise impression sur le roi et son premier ministre. Richelieu pensa que le meilleur moyen d'en éviter le retour était d'imiter les Espagnols-et d'occuper un point stratégique sur la rive gauche de la Bidassoa. Il décida de s'emparer de Fontarabie, place forte d'une valeur militaire de premier ordre.

Mais l'exécution de ce projet n'allait pas sans présenter quelques difficultés. Pendant les dernières opérations les généraux français s'étaient montrés très insuffisants ; il y avait eu entr'eux de fréquents désaccords, des rivalités de personnes et des questions de préséance qui avaient fâcheusement influé sur les résultats de la campagne.

Ses principaux lieutenants étaient: Leurs troupes réunies dépassaient le chiffre de douze mille hommes, effectif nécessaire, car Fontarabie était défendu non seulement par des ouvrages modernes pour l'époque, mais par des marais qui rendaient son approche des plus difficiles.

Mais auparavant et pour éviter les attaques de la flotte espagnole, Sourdis partit à sa recherche et la trouva dans la rade de Guetaria. Elle se composait de quatorze galions et de trois frégates sous le commandement de l'amiral Don Lope de Hoces. La flotte française détruisit tous les navires espagnols ainsi que le petit village de Guétaria.

Tranquille de ce côté, Sourdis ramena sa flotte dans la baie du Figuier et dans la Bidassoa, établissant ainsi un; blocus serré de la place. Le siège commença le 22 juin et l'investissement fut un fait accompli le 10 juillet. Au début tout sembla faire prévoir une prompte capitulation ; mais les choses ne tardèrent pas à changer de face.

Des questions de personnes intervinrent donnant lieu à de fréquents conflits, des dissentiments s'élevèrent entre ces grands seigneurs et La Valette, par jalousie et mécontentement de n'avoir pas le commandement suprême, refusa de faire marcher ses troupes. Condé lui-même ne put pas briser cette résistance dans son conseil et c'est ainsi que, les choses traînant en longueur, firent échouer une opération sur laquelle on avait fondé les plus belles espérances.

Les Espagnols eurent le temps de former une armée de secours qui. Le 7 septembre au matin cette troupe arriva à l'ermitage de La Guadeloupe et se précipita sur l'armée française avant même qu'elle eut pu reconnaître les assaillants et l'obligea à fuir dans le plus grand désordre, après avoir subi des pertes importantes. Les généraux s'échappèrent non sans peine. Condé lui-même éprouva les plus grandes difficultés à gagner un des navires de Sourdis qui l'amena à Saint-Jean-de-Luz.

Cet abandon du siège fut une véritable déroute à la honte des Français qui s'enfuirent de toutes parts, donnant un lamentable spectacle aux Espagnols tout surpris d'une victoire aussi facile.

Dès lors s'explique-t-on difficilement l'inscription que l'on peut lire sur une maison de Fontarabie, d'après laquelle les conditions de la levée du blocus y auraient été discutées.

La Valette s'empressa de fuir en Angleterre. Condamné par contumace pour haute trahison à la peine de mort, il fut exécuté en effigie. Mais, à la mort de Richelieu, il s'empressa de revenir en France et il ne tarda pas à être réintégré dans ses honneurs et prérogatives.

Il est un intéressant épilogue au siège de Fontarabie. Il y avait sur le Jaïsquibel une chapelle consacrée à Notre-Dame-de-la- Guadeloupe, patronne de Fontarabie et que ses habitants tenaient en grande dévotion. Dès l'arrivée des Français, ils sortirent sans armes de leur ville et se rendirent processionnellement, sans être inquiétés, à Notre-Dame-de-la-Guadeloupe pour y prendre la statue de cette vierge ; ils la placèrent dévotement dans leur église et ne cessèrent de l'implorer pendant le siège.

La précaution n'était pas inutile car le marquis de La Force, protestant sectaire, qui avait établi son quartier général à cet endroit, s'empressa'de faire faire un prêche par son aumônier dans l'oratoire de la Guadeloupe. Après la levée du siège, il fallut un an aux Espagnols pour la remettre en état. La madone y fut replacée, en grande pompe, en , le jour anniversaire de la libération de Fontarabie et, depuis lors, tous les ans, à la même date, une procession d'actions de grâce se rend de la ville à la chapelle de la Guadeloupe où l'on dit une messe.

Hendaye va être lé témoin d'événements les plus gros de conséquences pour la paix de l'Europe, l'élaboration du traité des Pyrénées, en , et l'entrevue de la Cour de France et de la Cour d'Espagne, en Lors de la conclusion du traité de Wesphalie qui mit fin à la guerre de Trente Ans, les négociations, en vue de la paix, n'aboutirent pas avec l'Espagne.

Il fallut encore plus de dix ans de luttes et de négociations pour pouvoir arriver à une entente. Mais, après la bataille des Dunes et la prise de Dunkerque, qui livra les Flandres à l'armée française, l'Espagne, déjà aux prises avec de sérieuses difficultés dans le Milanais et avec le Portugal, se montra mieux disposée aux accomodements. Mais il était réservé aux premiers ministres des deux monarchies, le cardinal Mazarin et Don Luis de Haro, de convertir ce projet en un traité définitif.

On désigna, comme lieu des conférences, la petite île dont il a. Le cardinal, parti de Paris le 24 juin , arrivait à Saint-Jean-de-Luz le 28 juillet accompagné du duc de Créquy, du ministre d'Etat de Lionne, des maréchaux de Villeroy, de Clerambault, de la Melleray, du commandeur de Souvray et d'une cinquantaine de grands seigneurs. Son équipage était magnifique.

En plus de cent-cinquante personnes de livrée, il y enavait autant composant sa suite, plus une garde de trois cents fantassins, vingt-quatre mulets avec des housses brodées de soie, huit chariots à six chevaux pour ses bagages, sept carosses pour sa personne et quantité de chevaux de main.

De son côté, le ministre espagnol était arrivé à Saint-Sébastien avec un équipage pouvant rivaliser avec celui de Mazarin. Après des pourparlers assez longs sur des questions d'étiquette qui avaient une importance capitale à cette époque, on fixa la première entrevue au 13 août. L'île avait été somptueusement aménagée. Dans la salle destinée aux conférences, des deux côtés de la ligne imaginaire qui la divisait par le milieu, étaient disposés deux tables pareilles, deux fauteuils pareils et, un peu plus loin, la même disposition pour les secrétaires.

Deux ponts de bois permettaient les communications avec les rives du fleuve. Au jour fixé, le cardinal arriva en somptueux équipage. Trente carosses, attelés de six chevaux chacun, le portaient lui et sa suite. Ils étaient précédés et suivis par des gardes à pied et à cheval vêtus de casaques d'écarlate aux armes de leur maître. Mazarin mit pied à terre et s'engagea sur le pont entre les haies formées par ses gardes et deux cents mousquetaires.

Un quart d'heure après, don Luis de Haro se présenta, accompagné, lui aussi, de soixante personnes dont plusieurs grands d'Espagne et escorté par deux cents cuirassiers. Le coup d'oeil des rives du fleuve couvertes de troupes et d'une foule considérable était des plus beaux.

Au cours de la dernière entrevue, le 7 novembre, le traité fut signé. La marche des négociations, les difficultés que Mazarin eut à surmonter, les heureuses conséquences du traité sont du domaine de l'histoire générale et ne sauraient trouver place ici. Le 12 novembre les deux ministres eurent un dernier rendez-vous pour prendre congé l'un de l'autre. Ils échangèrent de riches présents et la séparation donna lieu à un renouvellement d'effusions et d'accolades accompagnées des plus vives protestations d'amitié, tandis que le duc de Créquy prenait la route d'Aix, où se trouvait la cour, pour annoncer à leurs majestés l'heureux événement.

Mais l'hiver passa et de nouveau les ouvriers prirent possession de l'île et de ses abords. Il fallait faire plus grand et plus beau pour l'entrevue des deux cours les plus puissantes de l'Europe et pour les préliminaires du mariage du roi de France avec l'infante Marie-Thérèze d'Autriche. Celui-ci resta installé, pendant deux mois, sur les bords de la Bidassoa employant à l'accomplissement de sa tâche son goût sûr et son génie.

Mais il fut mal récompensé de sa peine, car il contracta une fluxion de poitrine dont il mourut. On transforma et on embellit les bâtiments qui avaient servi pour les conférences, chaque nation tenant à honneur de les rendre dignes des grands actes qui devaient s'y passer suivant un cérémonial encore plus serré que précédemment.

Chaque cour désirait en effet rester sur son territoire, tout en étant dans une salle commune. Aussi de chaque côté de la ligne de démarcation, chaque partie était exactement semblable à l'autre. En outre, pour permettre l'accès du pavillon, on avait construit de nouveaux ponts à côté des précédents et on les avait recouverts de galeries vitrées. Les entrevues furent au nombre de deux, mais elles avaient été précédées d'une autre cérémonie exclusivement espagnole.

Le 3 juin, dans l'église de Fontarabie, en présence du roi d'Espagne, don Luis de Haro, représentant le roi de France, avait épousé, par procuration, l'infante Marie-Thérèze. Le lendemain, eut lieu, dans l'île, une rencontre intime, de caractère exclusivement familial, entre la reine Anne d'Autriche, son frère, le roi d'Espagne, l'infante, le duc d'Anjou et Mazarin.

Les Français arrivèrent en carosse tandis que le roi d'Espagne et sa suite étaient transportés dans deux magnifiques galiotes richement décorées de peintures artistiques représentant des scènes de la mythologie. Anne d'Autriche n'avait pas vu son frère depuis vingt-cinq ans. Aussi l'entrevue fut-elle des plus cordiales, autant du moins que le permettait l'étiquette espagnole renommée pour sa rigueur. On se sépara satisfaits les uns des autres.

Deux jours plus tard, on assista à une rencontre solennelle des deux rois. C'était un dimanche, par une belle journée de juin. La rivière était sillonnée de centaines de barques richement pavoisées, une foule immense couvrait les deux rives le long desquelles s'échelonnaient des milliers de soldats.

Quand les grands personnages qui devaient se rencontrer et qui étaient arrivés dans les mêmes conditions que la fois précédente, eurent pris place et échangé quelques paroles de politesse, les deux rois se placèrent à genoux sur des carreaux, en face l'un de l'autre, chacun avec sa table, son écritoire, son évangile et son crucifix, le tout exactement pareil.

Après lecture du contrat, ils prêtèrent serment, la main sur l'évangile. A ce moment le cardinal ouvrit une fenêtre. C'était un signal convenu et aussitôt, des décharges de mousqueteries parties des deux rives annoncèrent au monde la conclusion de la paix.

L'infante regagna Fontarabie avec son père tandis que la cour de France revenait à Saint-Jean-de-Luz. Le lendemain seulement l'île des Faisans vit pour la troisième et dernière fois, les. On y planta des arbres, on y éleva un monument commémoratif du traité des Pyrénées et, un peu plus tard, fut conclu un arrangement entre la France et l'Espagne, en vertu duquel les commandants des stationnaires français et espagnols dans la Bidassoa sont chargés, à tour de rôle, de la surveillance et de l'entretien de l'île et de son monument.

Depuis lors jusqu'aux guerres de la Révolution, c'est-à-dire pendant plus de ans, ils ne connurent plus les horreurs de la guerre.

Au contraire, les bonnes relations qu'ils entretenaient avec leurs voisins furent une cause de prospérité relative. Néanmoins la ville ne s'était pas beaucoup étendue.

Au commencement du XVIIIe siècle on constate l'apparition d'un seul quartier nouveau dans les environs du prieuré de Subernoa. Mais les divers documents sur l'importance d'Hendaye à cette époque ne concordent pas.

D'après les uns, la chapelle du prieuré était très fréquentée par les habitants des maisons voisines. On y aurait compté quatre cents communiants. D'autres évaluent à trois cent cinquante seulement le nombre total des habitants en Quoiqu'il en soit, ceux-ci ne firent guère parler d'eux et vécurent d'une vie uniforme et peu agitée qui fait penser que, comme les peuples heureux, ils n'eurent pas d'histoire.

On ne peut noter, pendant cette longue période, que des passages de grands personnages ou de troupes se rendant sur le théâtre de la guerre. Le fort, terminé en , avait reçu une petite garnison. Il fut même question d'en construire un autre à la suite de l'incident suivant. Il s'adjoignit le marquis de Boufflers et F.

Mais, dans le compte-rendu de cette visite, adressé à M. Le roi avait d'autres préoccupations et cette proposition resta sans suite. Ce dernier ayant accepté le testament, le nouveau roi se rendit dans son royaume en passant par Hendaye, le 17 juillet Il n'y eut aucune réception officielle à cette occasion.

Les deux frères du duc d'Anjou, les ducs de Bourgogne et de Berry l'accompagnèrent jusqu'à Hendaye, d'où ils revinrent à Bayonne, tandis que le roi d'Espagne continuait son chemin jusqu'à Madrid. Le maréchal de Berwick, chargé de porter secours au roi d'Espagne, était passé le premier. En février , on vit dix régiments d'infanterie, onze de cavalerie, deux compagnies de canonniers, de nombreux détachements de recrues et des convois de prisonniers.

Ces passages intermittents — 3 0 — cessèrent après la victoire d'Almanza qui mit fin aux hostilités, en Les hostilités se poursuivirent loin de la frontière, jusqu'à la conclusion de la paix en Le 22 août de cette année, les troupes qui avaient pris Fontarabie et Saint-Sebastien repassèrent la frontière. Le traité de paix avait prévu le mariage du roi Louis XV avec l'infante d'Espagne et celui de Mlle de Montpensier, fille du régent, avec le prince des Asturies.

L'échange de ces deux princesses eut lieu à Hendaye avec le cérémonial accoutumé, le 9 janvier Les Hendayais virent bien d'autres grands personnages: Le 7 mars , la Convention avait déclaré la guerre à l'Espagne.

Or les Espagnols disposaient, sur la frontière, de vingtquatre mille hommes sous les ordres du général Caro, tandis que les Français n'avaient que huit mille hommes commandés par le général Moncey. Ils n'avaient aucun ouvrage de défense, car le fort d'Hendaye était dépourvu d'artillerie et de garnison.

Le général Reinier, qui commandait les troupes du Labourd, les avait concentrées à Saint-Jean-de-Luz, en attendant des renforts laissant Hendaye exposé aux coups de l'ennemi.

Celui-ci se hâta d'en profiter. Sans que rien fit pressentir une attaque, le 25 avril , un feu subit s'ouvre de Fontarabie sur Hendaye, alors que les habitants, sans méfiance, étaient plongés dans le sommeil ; la plupart d'entr'eux sont écrasés sous les décombres des maisons qui s'écroulent enflammées sous l'effet des bombes qui pleuvent sur la ville, et pour achever sa ruine, profitant du désordre iné— 31 — vitable qu'avait produit cette attaque inopinée, les Espagnols traversent la rivière et, par le moyen de torches, mettent le feu aux maisons que le bombardement n'avait pas atteintes.

A la nouvelle de cet événement, Reinier accourut avec ses troupes. L'ennemi à son tour, est refoulé sur l'autre rive, l'épée aux reins, par les Français qui se livrèrent, sur le sol espagnol, à des représailles. Mais Hendaye n'en était pas moins un monceau de ruines. Elle le resta lors des guerres d'Espagne sous Napoléon et lors de l'invasion du territoire français par les armées de Wellington, en Pendant longtemps encore Hendaye n'exista plus.

Dans un autre ordre d'idées, voici ce qu'écrivait, plus tard, en , M. Quelques années plus tard, Hendaye renaissait à la vie, grâce au chemin de fer, et, de nos jours, les bains de mer et le tourisme l'ont porté à un degré de prospérité qu'elle n'avait jamais connu, ainsi qu'on le verra dans les pages suivantes.

Monuments — Curiosités croix Ainsi qu'on l'a vu dans le chapitre précédent, Hendaye, quoiqu'ayant des origines lointaines, est de création récente. On ne saurait donc être surpris de n'y trouver aucun monument ancien. L'église, bien que datant, tout au moins la partie la plus ancienne, du XVIIe siècle, ne présente aucun caractère de style. Il n'y a, dans toute la commune, qu'un objet jugé digne de figurer sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques ; c'est une croix de pierre.

Elle se trouvait autrefois dans le cimetière qui entourait l'église, comme dans toutes les paroisses du Pays Basque. Depuis son inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, elle a été placée tout près de l'église, à côté d'un bras du transept où elle est mieux protégée que précédemment. La croix elle-même est des plus simples. Sur le bras, on peut lire, gravée en champlevé, l'inscription courante: Il a la forme d'un cube sur les quatre faces verticales duquel sont gravés des dessins assez curieux.

Sur l'une on voit un écartelé avec un A dans chaque canton. Peut-être a-t-on voulu représenter l'initiale de la ville à une époque où Hendaye s'écrivait Andaye. Sur la face voisine est sculptée une grande étoile ; sur une autre, un croissant de lune à profil humain avec un oeil largement ouvert. Enfin, la quatrième face, ou plutôt la première, attendu qu'elle est parallèle au bras de la croix, présente une tête de monstre avec une large gueule — 3 3 — ouverte.

Si l'on rapproche ce dernier dessin de l'inscription de la croix, on semble fondé à penser que l'auteur a voulu représenter la porte de l'Enfer opposée à l'espérance du ciel donnée par l'inscription.

On trouve en effet assez souvent des motifs similaires dans l'iconographie du Moyen Age. Il n'est pas possible de fixer la date de cette croix. Tout au plus pourrait-on la faire remonter au milieu du XVIIe siècle à l'époque de la construction de l'église, lors de la création de la paroisse. C'est bien le cas en effet du château d'Abbadia, situé à l'origine de la pointe Sainte- Anne. Bien que de construction relativement récente, c'est un superbe édifice qui ajoute encore à la beauté du magnifique décor qui l'entoure.

Son premier propriétaire, M. Antoine d'Abbadie d'Arrast, était basque, originaire d'Arrast, en pays de Soule. Passionné pour l'étude des sciences, il se fit remarquer, de bonne heure, par ses connaissances multiples qui lui valurent, à plusieurs reprises, des missions dans les pays d'outre-mer.

Il les remplit avec un succès qui le désigna comme une des personnalités les plus en vue du monde savant et ne fut pas étranger à sa nomination de membre de l'Institut, en Parmi ses nombreuses expéditions, il faut surtout mentionner celle qui le conduisit en Abyssinie, en Il y fit un séjour de quinze ans coupé par quelques voyages en France et ailleurs et, pendant ce temps, il explora le pays comme il ne l'avait jamais été par des Européens.

Le Négus le combla de biens et lorsqu'il revint en France, il rapporta une foule d'objets et de documents précieux parmi lesquels une collection de parchemins les plus rares, aujourd'hui dans la bibliothèque de l'Institut à Paris. Revenu en France, en , à l'âge de 55 ans, M. Il ne quitta plus cette belle résidence jusqu'à sa mort survenue en et il s'y consacra à des travaux sur l'Astronomie et la Physique du Globe. Depuis lors, Abbadia est devenu une sorte de sanctuaire de la science où l'on vit, c'est le cas de le dire, dans le ciel étoilé.

Tandis qu'à quelques centaines de mètres, dans les nouveaux quartiers d'Hendaye, on ne songe qu'aux distractions et au plaisir, là-haut, par les nuits sereines et dans le calme le plus absolu, des jeunes gens procèdent à la détermination de coordonées d'étoiles, sous la surveillance d'un ecclésiastique aussi modeste que distingué, M.

Mais, à l'exception de trois grandes salles affectées aux instruments et au personnel, le château d'Abbadia a été conservé tel qu'il était du temps de ses propriétaires. Aussi en a-t-il fait un véritable musée.

Il n'est pas une pièce, un panneau, un meuble, un objet qui ne soit une oeuvre d'art et n'attire l'attention. Chaque salle a son caractère individuel Arabe, Allemande, Irlandaise, Abyssine, etc A l'extérieur, sur la porte d'entrée, c'est un vers anglais qui accueille le visiteur: Dans le vestibule on peut lire quatre vers latins sur le même sujet. Dans un charmant petit salon d'attente, on lit ces proverbes arabes: Sur chaque cheminée il y a une inscription relative au feu, telle que celle-ci: Dans la salle à manger, toute tendue de cuir, chaque siège porte une syllabe abyssine et, lorsqu'elles sont toutes réunies, ces syllabes forment la phrase suivante: Sur un mur de la même pièce: Dans la chambre d'honneur l'inscription suivante entoure le lit: Dans une autre pièce, on peut lire quatre vers empruntés à Schiller: Nous terminerons cette énumération, déjà peut-être un peu longue, en signalant les peintures murales du vestibule et de l'escalier.

Ce sont des scènes de la vie abyssine. L'une représente un chef faisant un discours dont il désigne la ponctuation par des coups de fouet. Un certain nombre de coups correspondent au point, aux virgules, etc Dans une autre, on voit une école où le maître, un gros Abyssin, à la figure rébarbative, est accompagné d'un esclave tenant un martinet dont il menace les élèves.

Ceux-ci sont attachés à leur banc avec de grosses chaînes afin de les obliger à se tenir tranquilles et éviter qu'ils ne fassent l'école buissonnière. On comprend, d'après ces exemples, que l'intérieur du château d'Abbadia soit bien en harmonie avec l'extérieur.

Voici dans quelles circonstances Loti fut amené à connaître Hendaye. Le Pays Basque fut pour lui une révélation. Il éprouva pour ce pays un enthousiasme qui alla grandissant à mesure qu'il le connut mieux et qui ne le quitta qu'avec la vie. Il acheta une maisonnete " Bakar etchea " en bordure de la Bidassoa, cette maison qui est encore comme il l'a connue et où se rendent, au moins une fois, en pèlerinage, tous ceux que les hasards de l'existence amènent à Hendaye et.

Il y revint souvent dans la suite et c'est dans ce coin qu'il avait tant aimé, dans cette maison d'où il avait si souvent contemplé le magnifique paysage qui se déroulait sous ses yeux, qu'il rendait le dernier soupir, en juin Voici quelques lignes, peu connues, qui sont ses adieux au Pays Basque, lorsqu'il le quitta pour entreprendre une campagne dans les mers de Chine: Elle est habitée par les descendants d'un de ces fameux corsaires, bien Hendayais celui-là, dont les aventures tiennent du roman.

En , lors du siège de La Rochelle par les armées du roi Louis XIII, un de ses ancêtres avait commandé un navire qui faisait partie d'un convoi de ravitaillement pour l'île de Ré bloquée par la flotte de Buckingham. Le succès de cette entreprise avait valu aux Hendayais la possession de la rive droite de la Bidassoa jusqu'à l'île des Faisans. Etienne Pellot-Montvieux avait donc de qui tenir et il dépassa, en audace, ceux qui l'avaient précédé.

Embarqué, en , à l'âge de 13 ans, il devint un de ces marins dont le caractère indépendant ne pouvait pas se plier à la discipline de la marine royale et qui, aux honneurs et aux dignités, préféraient la vie imprévue et pleine d'aléas qui était celle des corsaires encore à cette époque.

On ne saurait, dans un ouvrage comme celui-ci, raconter les prouesses de Pellot. Nous renvoyons ceux que le sujet intéresse aux biographies qui ont été écrites sur lui 1. Sa vie, pendant ses 34 années de course, est un véritable roman d'aventures. Six fois prisonnier des Anglais, il s'échappa six fois par les moyens les plus invraisemblables.

Il était la terreur des Anglais comme, avant lui, Jean Bart, Duquesne et Tourville et aussi Sùrcouf, son contemporain. A défaut d'autres preuves, il suffira de rappeler qu'une prime de guinées était promise à qui le ferait prisonnier, tandis que cette prime était de 5 guinées seulement pour la capture d'un capitaine ordinaire.

Retiré à Hendaye en , il y vécut à Prioréna, maison familiale récemment reconstruite, et il se consacra à ses enfants et petits-enfants jusqu'au jour de sa mort survenue le 30 avril Cet homme qui avait mille fois exposé sa vie au milieu des pires dangers, la conserva jusqu'à 91 ans! De là est sorti un homme dont l'existence, bien différente de celle de Pellot-Montvieux, n'en est pas moins des plus curieuses et rappelle celle de certains héros de romans.

Iranda était une très ancienne seigneurie qui figure dans des actes du XIIe siècle. Simon, le fils, après avoir passé quelque temps dans son pays se décida à aller chercher fortune en Espagne et il l'y trouva.

En très peu de temps il arriva à une des plus hautes situations que l'on put espérer même à cette époque ; il devint un des favoris du roi Charles III qui le nomma conseiller honoraire en son conseil des Finances.

La fortune qu'il réalisa était considérable et il en fit un noble usage en venant en aide à ses compatriotes lors de la destruction d'Hendaye par les Espagnols. Il mourut sans postérité et laissa son titre et ses biens à un neveu, fils d'une soeur mariée au seigneur d'Arcangues. La famille est encore représentée dans le pays par M. Pierre d'Arcangues, marquis d'Iranda.

Cependant, sans qu'ils présentent un caractère esthétique, il convient de faire mention des vestiges de l'ancien fort que l'on peut encore apercevoir au bord de la Bidassoa. Il a été dit précédemment dans quelles circonstances cet ouvrage avait été construit.

Son achèvement fut suivi d'une longue période de paix, conséquence du traité des Pyrénées, pendant laquelle il ne fut plus d'aucune utilité. Aussi on le dépouilla de son artillerie, de sa garnison et il n'était plus gardé que par quelques morte-paies lorsqu'arriva la Révolution. Il occupait tout l'emplacement traversé par la route conduisant à Hendaye-plage et sur laquelle se trouve le monument aux morts. D'après le plan que l'on possède et les soubassements qu'il l'on peut voir en contre-bas de l'esplanade, on peut dire qu'il était solidement construit et même que la question d'esthétique n'avait pas été perdue de vue.

Bien abimé par l'artillerie espagnole, lors des guerres de la Révolution, complètement abandonné, il ne formait plus qu'un amas de ruines lorsqu'il fut démoli à la fin du XIXe siècle. Mais cette ville réserve à ses visiteurs mieux que des oeuvres de l'homme ; c'est le site admirable qui l'entoure, ce sont les incomparables horizons qu'on y découvre, c'est, en un mot, une situation exceptionnellement favorable et qui en fait une résidence des plus privilégiées.

Vie Sociale - Commerce - Industrie Sports Au point de vue social, Hendaye présente le double caractère d'être une station balnéaire, dont la population fait plus que doubler pendant les mois d'été et de vivre, pendant toute l'année d'une vie qui lui est propre. Ainsi qu'il a été dit plus haut, l'ouverture de la ligne de chemin de fer de Paris à Madrid a été le signal de la renaissance de cette petite localité qui, depuis les guerres du Premier Empire, n'avait fait que végéter.

Non seulement les formalités de douane pour le passage des marchandises d'un pays à l'autre, mais aussi leur transbordement, conséquence de la différence de voies en France et en Espagne, amenèrent beaucoup d'étrangers qui se fixèrent à Hendaye, en même temps qu'un nombre élevé d'employés de chemin de fer.

C'est alors que commença à se former le quartier dit de la gare. A l'origine, c'est-à-dire en on ne savait pas encore ce que donneraient les chemins de fer. Beaucoup, parmi les personnes les plus éclairées, ne pensaient pas qu'ils dussent prendre une extension aussi considérable que celle qu'ils ont prise. Les résultats de l'expérience n'ont pas tardé à lever les doutes et à montrer que la conséquence de ce nouveau mode de transport a été une véritable transformation de la vie sociale.

Voici quelques chiffres qui donnent une idée de son importance: Le tonnage expédié par cette gare en a été de Ces dernières années, en raison de nouveaux tarifs douaniers et d'accords entre les compagnies de Chemins de fer, un très gros trafic d'oranges s'est créé entre l'Espagne, la France et certains pays du Nord qui en recevaient une petite quantité auparavant.

Pour s'en faire une idée, il suffira de citer quelques chiffres concernant l'année considérée, c'est-à-dire Il a été expédié d'Hendaye, venant d'Espagne, On conçoit qu'un semblable trafic justifie l'emploi de beaucoup de monde.

Le nombre des commissionnaires en douane, qui est habituellement d'une cinquantaine, atteint pendant la campagne des oranges et chacun emploie une moyenne de trois commis.

Le transbordement nécessite 60 équipes de manoeuvres à hommes chacune, soit personnes, sans compter les journaliers permanents évalués à une centaine d'hommes. Le personnel fixe de la gare est de hommes ; celui de la Douane de Il faut dire que tout ce monde n'habite pas Hendaye ; beaucoup vivent à Irun.

On n'en peut pas moins évaluer à ou le nombre de personnes dont la présence est justifiée par le trafic transitant par la gare d'Hendaye. On voit donc l'influence considérable que sa création a eue sur la renaissance de cette ville. Sa situation sur la frontière l'a mise en relations, à toutes les époques, avec les villes voisines de la France et de l'Espagne entre lesquelles elle servait d'intermédiaire. Les intérêts commerciaux en jeu étaient si importants que, même pendant les guerres si fréquentes entre ces deux nations, il se — 4 5 — faisait des traités de commerce entre ces localités.

Ces traités étaient ensuite ratifiés par les rois. Ainsi, pendant toute la durée des hostilités, les relations commerciales continuaient au grand profit d'Hendaye qui assurait les échanges.

Ces traités s'appliquaient aussi aux relations par mer. Le premier dont on ait trouvé trace porte la date du 29 octobre La mer, il paraît superflu de le dire, a toujours joué un grand rôle dans l'existence des Hendayais, qu'ils fussent marins ou pêcheurs. Le régime incertain des eaux de la Bidassoa n'ayant jamais permis d'y créer un port, les marins s'enrôlaient sur des navires équipés par les armateurs de Bayonne ou de Saint-Jean-de-Luz.

Quant aux pêcheurs qui étaient le plus grand nombre, ils pêchaient avec des embarcations en mer ou sur la rivière. Mais l'accord ne régnait pas toujours entr'eux et les pêcheurs espagnols. Les incidents étaient fréquents et se terminaient souvent d'une manière tragique.

Voici la relation d'une affaire qui montre combien les rapports pouvaient être tendus entre les riverains des deux nations. Les Espagnols prétendaient que la rivière leur appartenait sur toute sa largeur. Partant de ce principe et au mépris des revendications françaises, l'alcade de Fontarabie vint, le 23 janvier , jusque sur le rivage d'Hendaye, à la poursuite d'un malfaiteur, étant porteur de son bâton de justice 1. Arrêté à son tour, avec les bateliers qui le conduisaient, il fut envoyé par les autorités d'Hendaye au gouverneur de la province, M.

Mais, avant qu'elle fut terminée, les Espagnols, usant de i Aujourd'hui encore, en Guipuzcoa, le bâton est l'insigne des alcades et des agents de police. Ils firent plus ; ils saisirent trois navires de Saint-Jean-de- Luz armés pour la pêche à la baleine qui, à cause du mauvais temps, s'étaient réfugiés dans la baie de Fontarabie.

Il donna l'ordre de relâcher les Espagnols contre remise des prisonniers français. Cet échange eut lieu le 4 mai Mais, au moment où les pêcheurs français libérés abordaient sur la côte d'Hendaye, le château de Fontarabie leur envoya, en guise d'adieu, une volée de dix coups de canon. Personne heureusement ne fut blessé par ces décharges ; mais l'une d'elles endommagea sérieusement le clocher de l'église. Cette nouvelle affaire donna lieu à une seconde enquête suivie de longues conférences internationales dont le siège fut, comme toujours, l'île des Faisans.

Les délégués français et espagnols n'avaient pas encore pu se mettre d'accord, lorsque les négociations pour la paix des Pyrénées commencèrent le 13 août Mazarin et don Luis de Haro abordèrent aussi la question de la Bidassoa, mais elle ne fut pas suivie d'une solution immédiate.

Les négociations se poursuivirent entre d'autres plénipotentiaires et se terminèrent par un traité signé le 9 octobre et qui reconnaissait des droits égaux aux habitants des deux rives de la rivière.

Leurs commandants veillent à l'exécution du traité et règlent les différends de leur compétence qui peuvent se produire. En ce qui concerne la pêche, à la saison du saumon et de l'alose, c'est-à-dire pendant les mois du printemps, et pour éviter les incidents entre pêcheurs français et espagnols, il fut décidé qu'ils pêcheraient à tour de rôle. Au coup de midi, à l'église d'Irun, un des stationnaires devait tirer un coup de canon et les pêcheurs de sa nationalité pouvaient seuls pêcher jusqu'au coup de canon de l'autre stationnaire le lendemain à midi, et ainsi de suite.

Le règlement de a été modifié à plusieurs reprises notamment en , et Plus récemment de nouvelles conventions ont modifié cette situation et rendu la pêche libre pour tous et en tous temps dans la Bidassoa.

Le personnel vivant de la pêche sur la rive française a presqu'entièrement disparu. Une trentaine d'Hendayais seulement, ayant une autre profession normale, font seuls la pêche pendant quelques semaines, tandis que, du côté espagnol, le nombre de pêcheurs de profession est assez élevé. Malgré cela il se produit encore, de temps à autre quelques incidents, dûs, le plus souvent, à une fausse interprétation des règlements par des agents subalternes ; mais ils n'influent pas sur les relations entre riverains lesquelles sont toujours excellentes.

On en a eu maintes preuves, notamment pendant la dernière guerre. Les choses ne se passent pas ainsi qu'il vient d'être dit dans la baie du Figuier comprise entre la pointe Sainte-Anne et l'extrémité du Jaïsquibel.

On peut remarquer sur ces deux promontoires, sur la promenade de la plage et dans la Bidassoa, des sortes de pyramides placées deux par deux. Elles forment des alignements qui donnent les limites des eaux françaises et des eaux espagnoles ainsi que des eaux neutres intermédiaires dans cette baie. Celle qui se trouve sur le mur de la plage, donnait, avec une autre qui semble avoir disparu, la délimitation des eaux territoriales au large de la baie du Figuier.

Cette délimitation est l'oeuvre de la commission mixte des Pyrénées qui existe depuis le traité des Pyrénées et qui est toujours en vigueur.

En dehors de l'industrie de la pêche et du commerce de transit par le chemin de fer, Hendaye n'a ni industrie ni commerce.

Sa richesse vient exclusivement de ces deux facteurs, si l'on excepte cependant les étrangers dont il sera question dans le chapitre suivant. Il n'en est pas moins vrai qu'on trouve à Hendaye tout ce qui est nécessaire pour les besoins de la vie courante. Dans l'ancienne ville on peut voir de beaux magasins bien achalandés et dont les Espagnols forment une clientèle qui n'est pas négligeable.

Il y a aussi à Hendaye-Plage des magasins dont beaucoup ne — 4 8 — sont ouverts que pendant la saison d'été mais suffisants pour que les personnes en villégiature y trouvent à peu près tout ce qu'elles peuvent désirer.

Du reste, le tramway qui relie les deux agglomérations et sur lequel circulent plusieurs voitures par heure permet entr'elles des communications rapides et fréquentes. Enfin le voisinage de l'Espagne constitue pour tous une très grande ressource. Malgré le change au profit des Espagnols, les denrées et la plupart des marchandises sont, en Espagne, à des prix bien inférieurs à ceux de la France et il y a là, pour les étrangers comme pour les indigènes des facilités dont tous profitent largement.

S'il en est ainsi de la vie matérielle, on ne peut pas en dire de même de la vie intellectuelle. Il n'est publié à Hendaye ni journaux ni revues, mais il y a plusieurs magasins qui font la librairie et, à défaut de journaux locaux, on y trouve les grands périodiques français et espagnols et aussi les publications les plus modernes.

A Hendaye, comme ailleurs, les sports trouvent pas mal d'amateurs. Un terrain de foot-ball à Hendaye ville, un autre à Hendaye-plage donnent toutes facilités à la jeunesse pour ce sport si à la mode de nos jours. Les parties y sont fréquentes en hiver, car il y a beaucoup de jeunes gens, libres le dimanche, qui s'intéressent à ce genre de distractions. Très fréquents aussi sont leurs déplacements pour se livrer à des matches avec d'autres sociétés.

Le golf lui-même est en honneur. Les terrains de la pointe Sainte-Anne appartenant à l'Institut ont été affermés et transformés en un terrain de golf des mieux aménagés tant comme étendue que dans ses détails. Il présente 27 trous, sur un parcours de mètres, longueur désormais exigible pour les championnats.

Si l'on ajoute à ces avantages, la situation éminemment favorable de cet emplacement, où l'on jouit constamment d'une vue superbe sur la montagne et sur la mer, l'air essentiellement salubre qu'on y respire, on peut dire que ce terrain de golf est de beaucoup le mieux situé de toute la région. Enfin, il convient de mentionner aussi le sport de la natation, dont il est question au chapitre suivant.

Hendaye Station climatique et centre touristique La Côte Basque ne jouit pas d'une très bonne réputation, au point de vue du climat.

Au dire de certains, l'a pluie y règne presqu'en permanence ; elle est souvent accompagnée de tempêtes et on y vit dans une atmosphère d'humidité continuelle.

Il y a une petite part de vérité dans cette appréciation et une grosse part d'exagération. Evidemment, on ne saurait comparer le climat de cette région à celui de la Côte d'Azur. Les deux contrées sont très différentes l'une de l'autre à tous égard ; elles ont leurs avantages et leurs inconvénients qui ne sauraient être mis en parallèle.

En réalité le climat de la Côte Basque est un climat essentiellement marin, avec des périodes de pluie au printemps et quelquefois des dépressions du nord-ouest, principalement au voisinage des Equinoxes.

Mais, sauf dans des années exceptionnelles, on ignore ce que sont les grands froids et les grandes chaleurs. A la chute du jour, il se produit un abaissement de température qui rend les nuits fort agréables. Du reste, il est une preuve certaine que le climat de cette ré— 5 0 — gion est des plus sains, c'est qu'elle a été choisie pour des sanatoria.

Ces établissements sont au nombre de deux. Le plus ancien appartient à l'Assistance Publique de la ville de Paris. Il est situé à l'extrémité de la plage, abrité des vents d'est par la pointe Sainte-Anne et se compose d'un certain nombre de pavillons isolés les uns des autres et servant de dortoirs, de salles d'étude et de réfectoires.

A l'origine il avait lits. Mais ce nombre devint rapidement insuffisant pour des besoins croissants tous les ans et, en , il fut agrandi et put recevoir lits. En moins de cinq ans. Conquête musulmane de la péninsule Ibérique - Wikipédia.

Réduction du royaume wisigoth de à Naissance de l'Etat basque. La lutte contre les musulmans dura longtemps. Ce fut Sancho Garces qui forgea ce royaume de Navarre en s'opposant aux Musulmans. Une conquête simple mais une reconquête autrement délicate. Al Andalous connaitra son apogée lors du Califat de Cordoue. Le calife, "commandeur des Croyants et défenseur de la vraie foi", a un pouvoir absolu et personnel.

Le plurilinguisme des élites et le brassage ethnique favorisent la floraison culturelle du califat de Cordoue qui a fasciné les chrétiens. Que s'est-il passé en Navarre. Dire ce qu'il s'est passé à cette époque là en Navarre est une entreprise très compliquée. Pour faire simple il y a eu conflits permanents entre les Francs débordant les Pyrénées et les occupants Arabes et leurs séides les visogoths islamisés ,tels les Banu Qasi. La Reconquête commence en lorsque les musulmans sont défaits à la bataille de Covadonga par Pélage Pelayo , noble d'origine wisigothe.

Elle se terminera en. De ce fait, seule la frange nord de l'Espagne, correspondant aux actuels Pays basque, Cantabrie, Asturies et Galice, restera sous domination chrétienne, au sein du royaume des Asturies. Mais les combats contre les Maures n'empêchent pas les royaumes chrétiens de s'affronter entre eux ou de s'allier aux souverains musulmans. Les souverains maures ont souvent des épouses ou des mères chrétiennes.

La vulnérabilité et les divisions des royaumes chrétiens les amènent, pour nombre d'entre eux, à devoir acquitter un tribut aux seigneurs maures dans ce qui apparaît comme une forme de vassalité.

Incident au retour à Roncevaux. Avec des nuances importantes qui le différencieront de la " manière asturienne et castillane. Non seulement parce que il n'y aura pas, au sens mythique du mot, de Covadonga basque, mais parce que le peuple basque n'aura même pas la pensée de profiter d'une dramatique occasion pour étendre son domaine par les armes.

Chapelle du Saint Esprit. La chapelle du Saint Esprit, pré-romane,. La légende indique qu'elle se trouve à l'endroit précis où. Charlemagne demanda d'édifier le tombeau de Roland,. Roncevaux a toujours été un passage pour accéder à la péninsule ibérique. De Roncevaux ont pénétré les celtes, les barbares , les Wisigoths qui s'établiront le long de la Ribera del Duero et, naturellement, Charlemagne avec la plus puissante armée du VIIIe siècle, en route vers Saragosse.

Charlemagne, après l'échec de son expédition à Saragosse, décida de réduire en cendres Pampelune, la capitale du royaume de Navarre.

En rentrant en France, via les Pyrénées et, entre le col d'Ibañeta et le ravin de Valcarlos, il dut subir une embuscade des natifs basques de cette région. Ce fut la bataille de Roncevaux. La chanson de Roland, écrite quelque part en France à la fin du XI siècle, attribue la victoire, localisé entre Roncevaux et Burguete, aux attaquants qui étaient des Basques et non des Sarrasins.

Il ne semble pas que les musulmans aient séjourné au Labourd. Mais pendant toute leur présence en Navarre ils représentèrent un danger pour les pélerins qui allaient et revenaient de Compostelle. C'est pour celà qu'ils préférèrent emprunter " el camino françés del norte '' en longeant la côte cantabrique.

Le Royaume de Pampelune ' Eneko Aritza '. La péninsule ibérique en Arrano Beltza l'aigle noir en basque ,actuel. Le Royaume de Navarre nait en autour de Pampelune, ville fondée par Pompée -.

Ce Royaume atteint son apogée au XIe siècle et. En une fois conquis par Ferdinand le Catholique il est integré à la Couronne d'Espagne tout en conservant ses fors et le titre de royaume. En La Navarre française perd ses fors et le titre de royaume en s'intégrant dans le Département des Basses Pyrénées et en la Navarre espagnole subit le même sort convertie en Province Forale puisqu'elle conservera quelques petites parcelles de ses anciens fors.

A partir de Pampelune ce royaume va se développer sur l'espace qui d'après les romains était peuplé par les vascons à l'aube de l'ère actuelle, et qui s'étendait sur les Pyrénées de l'Océan à la moitié de l'actuel Aragon et sur le versant sud jusqu'à l'Ebre en partant de la partie orientale de l'actuel Guipuzcoa et ensuite en pasant par l'Alava et la Rioja.

Le versant sud de cet espace va être romanisé contrairement aux hauteurs pyrénéennes. A l'époque des invasions barbares cet espace va subir le passage des Suèves, des Wisigoths des Francs et enfin des Arabes.

Dès le VIIe siècle les grandes familles Vascones, très nouvellement christianisées et qui contrôlaient les vallées, s'allièrent avec les'' Banu Qasi '' ancienne famille hispano-wisigothe islamisée et toute puissante dans la vallée de l'Ebre.

Il est le premier des 16 rois basques qui se succèderont de à Un mois après la mort de son oncle ,Thibaud se présenta à Pampelune où il jura fidélité aux Fueros du Royaume, fournissant ainsi à la couronne de Navarre une dynastie bien installée, de puissants vassaux dans le nord du royaume de France. Thibaud sera le premier de la longue lignée de 21 rois.

Lui succèderont les Dynasties de. Toujours à l'abri de criques ou d'estuaires,opportunistes, insaisisables,. C'est à ce moment qu'eut lieu l'une des incursions les plus audacieuses des Vikings en territoire vascon. Ils seront aussi à Hendaye puisque. Les Vikings demandèrent une rançon démesurée de 70 pièces d'or. Les Iruindarra étant incapables de réunir la somme demandée, plusieurs fils de Garcia Iñiguez se constituèrent otages des Normands.

L'Histoire ne dit pas ce qu'il advint d'eux, mais il est probable qu'ils ne revirent jamais leur terre. Pour survivre, les Basques furent les premiers à chasser les baleines dans le golfe de Gascogne. Il est à supposer qu'il séjournèrent souvent à Hendaye et à Hondarribia, la baie de Xingudi offrant un abri sûr. Il fut le monarque le plus puissant des royaumes chrétiens de la péninsule ibérique pendant le XIe siècle.

Il va rayonner sur une grande partie de l'occident. Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIème siècle. Bonion 1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers On ne sait que peu de choses sur les premières familles d'Urtubie qui ne semblent pas avoir possédé de maison forte sur la seigneurie. La Bidassoa devient la limite sud du. Bonion 1er, seigneur d'Urtubie , est mentionné vers Les rois de Navarre ne renoncent pas à la Gascogne et pour cela comptent sur la rive gauche de la Bidassoa: Alphonse Ier roi de Navarre et d'Aragon dit le Batailleur v.

Alphonse Ier le Batailleur,. Alphonse Ier le Batailleur roi de Navarre et d'Aragon, envahit le Labourd et s'y maintient pendant 2 ans. Grand conquérant il double la superficie du royaume d'Aragon. Aliénor d'Aquitaine , par Joos van Cleve. Musée d'histoire de l'art de Vienne. Angleterre et France après le mariage avec Henri dePlantagenet. De à , la rivalité entre les royaumes de France et Pendant tout le temps de l'occupation du Labourd par lesAnglais, les communications entre la France et l'Espagne se firent surtout par Dax, Saint-Jean-Pied-de-Port et Pampelune.

Mais, après le retour de cette province à la France, cet itinéraire fut un peu délaissé et on passa plus volontiers par Dax, Bayonne,Hendaye et Tolosa. Aliénor épouse le roi d'Angleterre en Cette alliance confère à Bayonne de nombreux privilèges commerciaux. Les Bayonnais deviennent les transporteurs des vins de Bordeaux et d'autres produits du sud-ouest comme la résine.

Bayonne est aussi une base militaire importante détenant des chantiers navals et de nombreux marins. Richard Coeur de Lion sépare Bayonne en de la vicomté de Labourddont la capitale devint alors Ustaritz.

Le vicomte de Labourd, Guillaume Raymond, cède ses droits au roi d'Angleterre, Henri Plantagenet déjà devenu duc d'Aquitaine par son mariage. De à , la rivalité entre les royaumes de France et d'Angleterre, vieille de plus de deux siècles, se manifeste par une série de guerres entrecoupées de longues trêves: Sur ce conflit majeur se greffent des conflits secondaires qui impliquent les alliés des deux rois Aragon, Castille, Ecosse, princes des Pays-Bas et d'Allemagne rhénane , les papes et, dans la succession des guerres civiles, les grands féodaux français et anglais.

Au-delà des luttes féodales, et même si son prétexte est dynastique,- la guerre de Cent Ans- est en réalité l'expression du premier grand conflit de deux Etats souverains. Et le Labourd ne fut pas absent de cet éternel conflit. Le déroulement des faits, d'une complication extrême n'offre pour nous que peu d'intêret.

Ce qui nous importe c'est de savoir ce qui s'est passé sur notre sol et les conséquences qui en ont résulté. Appartenant à la Gascogne jusqu'en notre province du Labourd passa alors sous la domination anglaise, à la suite du mariage d'Héléonore d'Aquitaine et d'Henri Plantagenet ; elle y demeura jusqu'en Le régime féodal connut peu d'altérations, les relations avec l'Angleterre étant presque exclusivement limitées au versement de contributions.

Cette influence anglaise dura jusqu'en , quand le Labourd revint à la couronne française, après la signature du traité de paix au château d' Ayherre. XII e siècle , et y perd Bayonne et le Labourd. Les plus anciens domaines que nous voyons exploités sur le territoire d'Hendaye sont ceux de Zubernoa, baigné par la Bidassoa, et d'Irandatz, qui lui était contigu.

Dès le XIIe siècle, nous trouvons Guillaume de Zubernoa et Bernard d'Irandatz apposant comme témoins leur signature au bas d'un acte du 1er janvier Le Vicomte ou Gouverneur de Bayonne fait appel aux chefs de ces deux maisons en qualité de conseillers, suivant la coutume féodale alors en vigueur dans le Labourd.

Par la suite, le nom de Zubernoa cessa de s'appliquer au domaine, mais s'étendit par contre, de la nouvelle paroisse qui allait être créée, aux maisons qui formèrent la Campagne d'Hendaye et une partie de celle d'Urrugne. Quant à celui d'Irandatz, il subsiste encore, et après avoir passé entre les mains de la famille Laroulette, au XVIIè siècle, puis entre celles de la famille d'Aragorry au XVIII siècle, il est, depuis le mariage en de Rose d'Aragorry avec Michel d'Arcangues, la propriété des descendants de ce dernier.

Achetée par la Ville, cette vieille ferme qui avait nom d'Irandatz, est devenue la Maison de la petite Enfance. L'acte du 1er janvier dont nous venons de parler était un compromis passé entre l'Evêque de Bayonne, les seigneurs de Zubernoa et d'Irandatz et le Prieur de l'Abbaye Bénédictine d'Arthous dans les Landes. Celui-ci, Sanche de Donnezain, avait fondé quelques années auparavant, en , sur les terres données par Guillaume de Zubernoa, un hospice pour les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Il était question, dans ce compromis, de l'édification d'une chapelle que justifiait déjà l'importance de la population, et dont l'emplacement est encore aujourd'hui marqué d'une croix, à l'intersection des chemins de Béhobie et de Santiago.

Cet endroit était le passage des pèlerins qui, suivant le Chemin de la Côte, voyageaint à pied, le gué de Béhobie étant le passage des autres pèlerins qui allaient à Compostelle sur des cavaleries ou en charriot. Servir les uns et les autres entrait pleinement dans la vocation de ces religieux hôspitaliers. Les fonds ne manquaient certes pas, mais si aux religieux il offrit quelque richesse, c'est à leur travail qu'ils la dûrent.

Ils sont, en effet, ainsi précisés dans un acte signé par Louis XIV, mettant fin à un litige d'ordre territorial avec l'Espagne: Au commencement les biens sont inventoriés;25 journées de terres labourables 6 à 7 hectares, des vergers, une vigne et Ce religieux ne cessa d'être leur bête noire!

Leur plainte ne manque pas d'humour! Il a fait construire une baraque pour l'utilité de sa nasse, il y fait traîner ses filets et s'oppose à ce que les opposants les mettent en culture. Le fait est que de à , les registres de l'hôpital ne mentionnent que deux décès: Par contre, seuls depuis au moins , le prieur et son vicaire concentrèrent toute leur activité dans le domaine spirituel.

L'Evêque, malheureusement, ne prit pas la précaution de délimiter très exactement cette nouvelle paroisse. Pour autant la paroisse Saint Vincent d'Urrugne conserva jusqu'en la coutume d'une procession annuelleà l'église de l'hôpital Saint- Jacques de Subernoa. Le premier, ce sont les gens de Subernoa qui venaient en procession à leur ancienne église-mère; le lendemain, ceux d'Urrugne faisaient la procession inverse, toujours par le Pas-de-Béhobie trajet aller et retour environ 20 km.

La fatigue était grande, mais la communauté, généreuse, savait y apportait quelque soulagement! Pour conclure citons une chanson guipuzcoane à propos du pèlerinage. Pelegrino,pelegrino, una limosnita por amor de Dios. Zingar, arraultze bat ez bada bertze bertze Pelegrinuac datoz Santiagotican, Atea irequi beza, icusiagatican; Chomin,jozac trompeta. Pello, non duc conqueta? Jambon, oeufs sinon un, plusieurs, plusieurs Les pèlerins viennent de Saint-Jacques; ouvrez la porte pour les voir.

Pierre, où est ta terrine? La première était la moins pénible ; c'était la voie naturelle de la traversée des Pyrénées. A plus forte raison les pèlerins inoffensifs, proie facile pour les bandits qui infestaient le pays et pour les indigènes qui, bien qu'adonnés à la culture, n'avaient pas perdu l'habitude de détrousser les voyageurs, ne pouvaient s'y aventurer sans danger.

Beaucoup préféraient donc suivre le second itinéraire malgré les inconvénients qu'il présentait. De Saint-Jean-de-Luz à Santiago, la route passait à mètres du bourg d'Urrugne, montait à Postaenea, un relai de poste, sans doute situé à la Croix des Bouquets, et, négligeant les lacets actuels de la descente sur Béhobie, atteignait la Bidassoa plus à l'ouest de ce bourg en dévalant la colline d'Aldapa.

C'était le chemin suivi par les équipages et les courriers qui allaient de France en Castille et à Madrid. La chaussée était assez mal pavée, mais sans ornières. Une diligence partait deux fois par semaine de Bayonne pour Madrid. Dans l'intervalle on devait louer des mules. Pour bénéficier de la poste et des relais, il fallait retenir sa place à l'avance et le prix était exorbitant: Les dégradations causées par l'eau au gué de Santiago obligèrent dans la suite à modifier l'itinéraire, On utilisa le Pas de Béhobie à proximité de l'île des Faisans et dès lors fut créé un nouveau tracé de route qui, au pied de la redoute Louis XIV, suivant à peu près le tracé actuel, rejoignait l'ancienne route à la Croix des Bouquets.

On passait la rivière dans un grand bac qui transportait voyageurs, bêtes de somme, carrosses et charrettes. Les droits étaient perçus avant l'embarquement. Le tarif n'empêchait pas les bateliers de rançonner les voyageurs, aussi bien d'un côté que de l'autre. Toutes les relations de voyage le constatent. Pour en finir avec les exigences des passeurs, le roi de Castille avait, dès , ordonné la construction d'un pont, mais l'exécution ne suivit pas. En existait un pont de bois, traversant l'île des Faisans.

Mais ce pont fut alternativement détruit et reconstruit au cours de chaque guerre. On le remplaça dans la seconde moitié du XVIIIè siècle par un pont en pierre qui fut lui-même détruit en par l'armée française battant en retraite. Les Anglais lui substituèrent des pontons.

Le pont actuel a été construit en exécution du traité de Quant au passage entre Hendaye et Fontarabie, enlevé aux habitants d'Hendaye qui n'avaient pas le moyen d'en assurer le trafic et concédé en à la maison d'Urtubie en reconnaissance des services qu'elle avait rendus au cours du siège de La Rochelle, il semble n'avoir été que peu utilisé malgré l'existence d'une assez bonne route qui, prolongeant la rue Agorette à Ciboure, suivait les falaises de Socoa jusqu'à Haïçabia, pour s'enfoncer ensuite dans les terres, et par Dorrondéguy, Errondonia et Chorrioenia atteindre Irandatz.

Les pèlerins n'étaient pas les seuls voyageurs passant par Santiago. Un courant d'affaires s'établit de très bonne heure entre le Labourd et le Guipuzcoa. Cette province basque espagnole, montagneuse et au sol pauvre, avait besoin de blé et de bétail qu'elle importait de France avec laquelle elle communiquait plus facilement qu'avec le reste de la Péninsule. En échange, elle fournissait du vin, du fer, du charbon et du bois. Le Guipuzcoa jouissait de tout temps de l'exemption des droits de douane et de la liberté du commerce, et de leur côté, les habitants du Labourd résistaient victorieusement aux tendances centralisatrices du pouvoir royal.

Carte montrant les chemins contemporains en Europe pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle. Ne furent autorisés que les pélerins voyageant isolément, munis d'une attestation du curé de leur paroisse.

C'est cette pièce qui nous a heureusement permis de connaître le point de départ de ceux d'entre eux qui vécurent leur dernière heure à Urrugne. Bien d'autres documents font ressortir la faveur dont jouissait notre route auprès les pélerins: Le suprême tèmoignage demeure dans les pierres: La route qui , fut la plus fréquentée est celle qui illustre au Moyen-Age le nom de Roncevaux. De nombreuses et très sérieuses études l'ont mise en pleine lumière ainsi que le courant qui l'alimentait.

Normalement elle drainait les Bretons, les Normands,les Anglais, venus par la mer et qui après avoir débarqué à Soulac, en Gironde arrivaient à Bayonne par la route des lacs. A Dax elle recueillait ceux, partis de Paris et Bordeaux, qui avaient choisi la route la moins accidentée en direction de Bayonne.

De là tous avançaient vers Saint-jean-de-Luz Donibane et Ciboure où de son hôpital il reste la Croix blanche. De même il était des pélerins, débouchant de Vézelay ou de Toulouse, que la vue des Pyrénées avait fait réfléchir, au fur et à mesure de leur approche et qui, finalement, avaient décidé de respecter leur majesté. Alors, sans s'avancer jusqu'à Ostabat, les uns, à Orthez ralliaient Bayonne. Tous mes compagnons et moi dîrent adieu à la France jolie. Et en pleurant nous mîmes à dire: En Espagne nous faut suivre.

Cette vague humaine de pèlerins que ce chemin canalisait était alimentée par une série d'affluents qui augmentaient son débit. Le chemin de Gipuzcoa a pour point de départ Irun.

Les péagers osent frapper des personnes à la recherche d'une quête spirituelle. La perception du tribut est don exercée de manière injuste. Les passeurs en chargeant les embarcations plus que cela n'est possible, mettent en péril la vie des voyageurs.

Alors que la religion chrétienne diffuse un message de paix et de charité, les péagers commettent tout ces abus, ce qui est intolérable pour l'Eglise, a fortiori que les pèlerins en sont les premières victimes. Nous nous sommes du Labourd et ce récit ne devrait pas nous concerner.

Je le répête ceçi ne peut être qu'une légende malveillante. Ils sont féroces et la terre où ils habitent est aussi féroce, sylvestre et barbare; la férocité de leur visage et de même la barbarie de leur langue, épouvantent les coeurs de ceux qui les voient Ils s'habillent vraiment mal et mangent et boivent mal.

En effet, toute la famille d'un Navarrais, tant serviteur que maître, tant servante que maîtresse, a l'habitude de manger tous les aliments mélangés en une seule marmite, non avec des cuillères, mais avec les mains, et de boire à un même vase. Si tu les voyais manger, tu croirais voir manger des chiens ou des porcs.

Si tu les entendais parler; tu te souviendrais de chiens aboyants. En effet, ils ont une langue tout à fait barbare; Pour un sou seulement, le Basque ou le Navarrais tue, s'il le peut, un Français. Dans certaines régions, soit en Biscaye et en Alava, quand les Navarrais se réchauffent, l'homme montre à la femme, et la femme à l'homme, leurs parties honteuses. Les Navarrais usent même de la fornication incestueuse avec leurs bestiaux; on dit en effet que le Navarrais suspend au postérieur de sa mule et de sa jument un cadenas, afin que nul autre n'y parvienne.

Quand les Romains s'installèrent en avant J. Il fallut attendre pour que les premiers fors soient écrits et signés en Navarre.. D'ailleurs aujourd'hui, dans le nom de la Communauté forale de Navarre, l'adjectif forale vient de For.

Les fors protégeaient la population basque des empiètements des seigneurs et des rois contre la liberté du peuple. Quand ils accédaient au trône, ils devaient s'engager par serment à respecter ces fors; ce n'est qu'ensuite qu'ils étaient reconnus par les représentants des provinces basques. Les fors des provinces basques avaient une force juridique supérieure aux édits royaux. Si une loi adoptée était en contradiction avec le for provincial, l'assemblée apposait la formule: Cette formule garantissait la liberté des communautés basques vis à vis des rois de France ou de Castille.

Elle établissait dans les fait un statut d'union entre égaux. Ces libertés furent détruites en France lors de la nuit du 4 août En Espagne, dans les faits, ces libertés furent sapées dans leurs fondement quand la loi de établit que les fors des provinces basques étaient conservées, pour autant qu'elles ne portaient pas atteinte à la Constitution espagnole.

Les fors étaient alors réduits à une simple règle, modifiable à volonté par les autorités espagnoles. Droit espagnol Les fors locaux ou municipaux correspondaient à l'ensemble des statuts juridiques suivants: Il s'agissait d'un pacte solennel entre les peuples et le roi, et aussi, par extension les lois qui régissait telle ou telle contrée ou localité.

La guerre de Course. Le XVI Ième siècle de notre histoire est dominé par les conflits qui affrontent l'Espagne à la France et à l'Angleterre pour des motifs politiques et religieux: Les corsaires basques ne seront donc pas étrangers à ces fluctuations: En règle générale, nous pouvons considérer le XVIème siècle comme le premier siècle où les corsaires basques commencèrent à agir sous une réglementation bien définie.

Les corsaires du Labourd furent les plus importants de tout le Pays Basque; ils opéraient dans toutes les eaux, avec ou sans permission, et ils arrivèrent même à s'immiscer dans le domaine de la piraterie. Les corsaires basco-français les plus renommés de ce siècle furent Duconte, Harismendi et Dolabarantz.

On signa donc un accord à Hendaye en entre les deux parties voisines, qui instaurait une clause très pragmatique selon laquelle les deux parties s'engageaient à ce que, si leurs rois respectifs se déclaraient la guerre, ceux d'entre eux qui recevraient les premiers l'ordre de guerre ou les lettres de marque devraient en aviser rapidement l'autre partie sur ce qu'ils allaient faire.

Son règne permet un développement important des arts et des lettres en France. Il facilite la diffusion de la Réforme naissante et surtout permet à l'Empire ottoman de s'installer aux portes de Vienne. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L'armée de François Ier est complètement massacrée, pendant que le roi est fait prisonnier avec plusieurs de ses généraux. François Ier sera enfermé à la chartreuse de Pavie puis transféré en Espagne où il deviendra l'otage de Charles Quint.

Afin d'être libéré il signe le traîté de Madrid le 14 janvier Ses deux enfants resteront prisonniers en Espagne en attendant la remise de cette rançon. François Ier s'empressera de renier cet accord et s'alliera avec les princes italiens et le pape au sein de la Ligue de Cognac, contre Charles Quint. Et La guerre reprendra aussitôt. Charles-Quint avait proposé à François 1er la restitution de Fontarabie en échange de Tournai qu'il assiégeait. Mais cette offre fut dédaignée.

Tournai tomba bientôt au pouvoir des Impériaux, Fontarabie resta pendant près de deux ans en la possession des Français, jusqu'au moment où les Espagnols, étant parvenus à franchir la rivière à Béhobie, ravagèrent le Labourd et le Béarn sans pouvoir s'emparer de Bayonne, mais se fixèrent le long de la rive droite de la Bidassoa. La garnison de Fontarabie, déjà affaiblie par la trahison de Philippe de Navarre qui était passé à l'ennemi avec les troupes qu'il commandait, et dès lors privée de toute communication avec le reste des troupes françaises, se rendit aux Espagnols le 24 Mars La Défaite de Pavie.

La Rançon à Bayonne. François Ier, fait prisonnier à Pavie le 24 février , fut libéré par le traité de Madrid de janvier En outre, il rendait à l'empereur une fleur de lys enrichie de pierres précieuses et accompagnée d'une parcelle de la vraie croix, ayant jadis appartenu au père de Charles Quint puis au roi Henri VIII d'Angleterre, qui l'avait offerte à son filleul, le duc d'Orléans.

En attendant le versement de cette rançon, les deux enfants royaux, le dauphin François âgé de 10 ans et son frère puîné, Henri âgé de 8 ans, seraient remis en otage aux Espagnols.

La reine mère, Louise de Savoie, les accompagna à Bayonne où elle fut reçue en grande pompe le 15 mars Les enfants de France, que François Ier avait embrassés et bénis en leur promettant de venir bientôt les reprendre, débarquèrent alors en Espagne accompagnés de quelques seigneurs que les Espagnols renvoyèrent du reste rapidement. En fait de prochaine libération annoncée par leur père, les deux jeunes hommes restèrent quatre ans prisonniers de Charles Quint et ne retrouvèrent leur liberté au milieu de la Bidassoa que le 1er juillet , un an après le traité de Cambrai qui mit fin à la guerre entre Charles Quint et François Ier.

Les deux enfants sont mis en prison, d'abord à la forteresse de Berlanga puis au lugubre château féodal de Pedrazza de la Sierra dans la province de Segovie. Ils disposent de deux pièces d'un total inconfort, glaciales l'hiver, étouffantes l'été, sans aucune tendresse, aux fenêtres munies de barreaux. Privés de domesticité française, ils en oublient leur langue maternelle au point que Bodin, huissier de Louise de Savoie, venu leur annoncer leur prochaine libération, est obligé, à leur demande, de s'exprimer en espagnol.

Isabelle de Portugal, la jeune épouse de Charles Quint, informée de ce cruel régime imposé aux jeunes princes, essaya d'adoucir leur sort mais sa discrète intervention se limita à la distribution de vêtements dont avaient bien besoin les jeunes captifs.

Rassemblement de la rançon. Le maréchal Anne de Montmorency, grand maître de l'artillerie, compagnon de captivité de François Ier, est désigné pour rassembler à Bayonne l'énorme rançon qu'il aura quelques difficultés à accumuler. Le maréchal arrive à Bayonne le 22 mars , accompagné de l'archevêque de Bourges, François Tournon, de deux généraux aux finances et d'une importante suite. Pour collecter cette énorme somme, il envoie des messagers dans tout le royaume et les contributions des diverses provinces sous forme de dons ou d'impositions ne parviennent qu'au bout de trois mois au Château Vieux, où elles sont entreposées en toute sécurité en attendant leur livraison à l'Espagne,.

Dans deux grandes salles du Château côté nord, on entasse les écus d'or sur de grands tapis verts étendus à terre. Afin de faciliter des comptes des trésoriers, les fonds de l'épargne sont déposés dans une pièce et ceux des dons dans l'autre.

L'appel en faveur de la libération des enfants royaux est si bien entendu que le 29 avril on a dépassé le montant de la rançon et qu'on doit renvoyer à Bordeaux un excédent de cent mille marcs. Le décompte, en présence des Espagnols, va s'avérer difficile en raison de la complexité de ce trésor comprenant les pièces les plus diverses, allant de l'écu royal au florin ou au ducat, et de la méfiance du scrupuleux délégué espagnol. Cette méfiance sera d'ailleurs justifiée par une supercherie qui, au dernier moment, faillit remettre tout en cause.

Mais à ce sujet, laissons la parole au commandant de Blay: Don Pedro, connétable de Castille, muni des pleins pouvoirs pour représenter l'empereur, attendait à Fontarabie que la rançon fût prête, il avait envoyé à Bayonne Don Alvaro de Lugo et le trésorier des Flandres pour procéder aux vérifications. Pendant plus de deux mois, les commissaires comptent et pèsent.

Don Alvaro de Lugo n'est pas aisé à contenter. Il est vrai que dans la quantité des pièces d'or, il y en a de fausses, et un plus grand nombre de poids insuffisant ; de là un déficit qui monte à quarante mille écus. La somme est forte et l'on attribua à la cour cette supercherie au chancelier du Prat. Le grand maître hésite à payer ce supplément ; il en réfère à François I" qui l'autorise à fournir l'appoint nécessaire. La sécurité de cet important trésor était assurée par le sénéchal d'Agenais qui avait amené avec lui cent archers de ses gardes du corps, choisis parmi les plus sûrs.

Libération des enfants, entrée en France de la reine Eléonore. L'acheminement vers la frontière d'un convoi de trente mulets, chacun de quarante mille écus, et d'un trente et unième porteur de la fameuse fleur de lys et des bordereaux, peut susciter des convoitises. Il n'est pas à l'abri d'un coup de main, aussi est-il entouré d'un imposant dispositif de sécurité confié au sénéchal d'Agenais que ne quitte pas Don Alvaro. Le convoi se met en marche le 30 juin escorté de cent hommes de guerre à pied, suivi, deux heures après son départ, de trois cents hommes d'armes.

Ce convoi rejoint Montmorency à Saint- Jean-de-Luz qui l'y a devancé avec une importante troupe. Le 1er juillet , avant l'aube, cinquante cavaliers partent en éclaireur sur la route de Hendaye et à 7 heures du matin le convoi atteint les bords de la Bidassoa, pensant profiter de la pleine mer pour traverser le fleuve et procéder à l'échange.

Mais Don Pedro n'est pas au rendez-vous. Averti par un espion qu'une imposante troupe française de cinq cents hommes à cheval et trois mille hommes de pieds se trouverait à Saint-Jean-de-Luz, dans le but d'enlever les enfants de France et de récupérer la rançon, le connétable de Castille, qui le matin avait amené ses précieuses personnes sur les bords de la Bidassoa, devant ce danger, les a repliées à Renteria.

Trente mulets portaient les coffres contenant les écus ; ils étaient accompagnés de cent hommes de pied, sans armes, chargés de les conduire. Montmorency lui-même, qui avait conscience de sa responsabilité, ne les perdit pas de vue et ne se coucha pas de la nuit. Le pont reliant Saint-Jean de Luz à Ciboure avait été gardé depuis la veille par dix archers et la circulation avait été interdite au public.

Par mesure de prudence, des postes de soldats avaient été échelonnés le long de la route de Ciboure à Hendaye. A huit heures du matin, le convoi se remit en marche à peu près dans le même ordre que la veille.

Il était précédé par des gens de pied commandés par les capitaines Saint-Estève, Olergui et Montault. Suivaient les seigneurs et leurs gens. Eléonore, qui le 20 mars a épousé François Ier par procuration, pressée d'entrer en France, intervient alors vigoureusement auprès de Don Pedro et l'échange a lieu dans la journée au milieu de la Bidassoa. Ils en repartirent tout de suite pour Saint-Jean de Luz où ils arrivèrent à onze heures du soir.

La reine et les enfants royaux passèrent la nuit à Saint-Jean de Luz. Ils firent le lendemain leur entrée solennelle à Bayonne, la reine dans une literie recouverte d'un drap d'or et les jeunes frères montés sur des chevaux blancs.

Accueilli par le corps de ville en grande pompe et sous les salves une heure durant des canons des remparts et des châteaux, le cortège entouré par soixante-dix ecclésiastiques porteurs de torches fit son entrée dans la cathédrale où fut entonné un Te Deum Laudamus. Le soir, la reine assista à une comédie et le 3 juillet avec les jeunes princes, elle quitta Bayonne pour Bordeaux où l'attendait son royal époux.

Ecu de France couronné sous un soleil. Quelques années plus tard, en , Bayonne reçut Antoine de Bourbon, roi de Navarre, récemment nommé gouverneur de Guyenne, accompagné de son épouse Jeanne d'Albret, parents du futur Henri IV, qui descendirent vraisemblablement au Château Vieux.

Par contre Charles Quint se rendant à Gand, châtier les Gantois en révolte, ne fit que passer à Bayonne en Mais, insigne honneur pour une bonne ville du royaume, Bayonne allait recevoir la cour de France un mois durant en Montées à la mode du Portugal sur des haquenées luxueusement harnachées et caparaçonnées de velours, elles suivaient la litière deux à deux.

Quand le cortège fut en vue de Saint-Jean de Luz, cinq cents jeunes gens allèrent à sa rencontre avec chacun une torche allumée et formèrent autour des illustres voyageurs une pittoresque et resplendissante escorte.

De tous côtés dans la ville et ses alentours on percevait des feux de joie devant les maisons, même celles des plus pauvres. Eléonore arriva ainsi escortée au logis qui lui était réservé et descendit de sa litière en tenant les petits princes par la main.

Me Mondot de la Martonie, président du Parlement de Bordeaux. Me Guillaume de Laduchs, sénéchal des Lannes de Bayonne. Jean d'Albret et le Duc d'Angoulême, futur François 1er de France, revenant d'assiéger le duc d'Albe à Pampelune, passent sur la Bidassoa par les cols de Velate et de Maya, et les Anglais débarqués à Passages de Fontarabie se rembarquent après avoir dévasté Hendaye. Une trêve d'un an est signée à Urtubie le 1"" avril La Navarre, c'est la France!

Depuis qu'une noblesse de Champagne y régna, les châteaux sont d'une architecture plus semblable aux castels français qu'aux casas y torres des hidalgos castillans voisins ; ainsi en atteste le Palais des rois de Navarre ,. La petite Navarre était une proie facile pour le Royaume espagnol,. Le roi de Castille Ferdinand II d'Aragon, après la victoire sur les musulmans était devenu le maitre de la presque totalité de la péninsule Ibérique. Soutenus par la France.

La Castille et l'Aragon. L'origine de ce royaume fut le Royaume de Pampelune Reino de Pamplona , puis celui de Navarre fondé en par Eneko Arista, premier roi de Navarre, fondateur d'une dynastie qui régna sur la Navarre jusqu'en La Navarre Nafarroa en basque,.

Ce royaume médiéval Haute-Navarre fut conquis en par le royaume d'Aragon et de Castille- et fut intégrée en dans l'actuel royaume d'Espagne. Tout ceci ne se fit pas sans drame, et sans conséquences pour Les Hendayais subirent le contrecoup des guerres de Navarre, lorsque Ferdinand le Catholique s'empara en , de la partie des Etats de Jean d'Albret Roi de Navarre située au sud des Pyrénées.

On connait les tentatives du roi de Navarre pour reconquérir ses possessions, en et en Si les principales opérations de cette campagne eurent d'autres régions pour théatre, la vallée de la Bidassoa n'en subit pas moins le contrecoup des hostilités. Pendant les années qui suivirent, le calme régna dans le pays jusqu'au jour où en , lors de la seconde guerre de Navarre l'amiral Bonnivet fit une diversion dans le Guipuzkoa.

Après avoir pris le fort de Béhobia de construction récente, il s'empara de Fontarrabie. Hendaye se ressentit de ces opérations car elle fut souvent traversée par des convois de troupes, de ravitaillement, de munitions et aussi par les incursions des Espagnols qui faisaient des razzias dans le Labourd. Depuis la guerre civile sévit en Navarre.. Il s'en suit une période de troubles et de violences.

La mésentente aidant, la guerre civile reprend: Cette conquête est facilitée par deux évènements importants - une partie de la noblesse navarraise est passée du côté de la Castille, en échange de promesses de titres et de carrières dans l'armée et l'administration castillanes.

Il fournit une armée à Henri II sous le commandement de Lesparre. Cette armée, forte de 12 hommes commence par prendre le 15 mai, après trois jours de siège, Saint-Jean-Pied-de-Port 15 mai qui commande l'accès à l'Espagne par le col de Roncevaux. Profitant de la révolte des communeros , Henri d'Albret continue son offensive. Devant son avancée, elle lève le siège, recule vers Pampelune, et campe au sud de la sierra de Erreniega qui barre le passage vers la capitale navarraise.

Lesparre doit affronter les Espagnols pour rejoindre la capitale de la Navarre. Deux heures avant le coucher du soleil, il fond sur le camp espagnol, et le bouscule quelque peu. Mais la cavalerie espagnole soutient son infanterie qui commençait à reculer. La résistance des Navarrais a été acharnée, elle se termine en juillet à Maya Amaiur , où des Basques de toutes les provinces sont venus défendre les souverains navarrais.

La répression est féroce Les élites aristocratiques, religieuses et intellectuelles qui n'ont pas rallié les Castillans sont supprimées ainsi que les minorités musulmanes et juives qui se trouvaient en Navarre.

La Navarre est dès lors séparée en deux entités: Ces évènements ont provoqué un débat qui dure depuis presque cinq siècles. Mais tous ceux qui ont analysé honnêtement les faits, sont parvenus à la même conclusion: Elles échoueront toutesles deux. Cette troupe vainquit les troupes du roi de Navarre, qui disposait de l'appui du roi de France, composées d'un contingent de 3 lansquenets lansquenetes et d'un bataillon de 1 Labourdins, qui essayaient de reconquérir le royaume de Navarre.

De leur côté, les Castillans comptaient 1. En Charles Quint est désigné empereur et devient maître de l'Allemagne. Les électeurs empochèrent des deux cotés et François ne fut donc pas élu. L'amiral Guillaume Gouffier de Bonnivet, gouverneur de Guyenne, passe sur la Bidassoa par le Col de Maya avec 7 hommes, s'appuie sur Biriatou pour prendre le fort Gasteluzar, brûle tout Irun et affame Fontarabie, où Diego de Vera capitule le 15 octobre après 10 jours de siège.

Avec 3 gascons, Jacques du Lude reste dans la place, contre D. Pedro de Urdanibia embusqué à Irun. Beltran de la Cueva, vice-roi de Navarre et capitaine général de Guipuzcoa, futur duc d'Albuquerque, bloque Fontarabie et l'alcalde et capitaine Ochoa de Asua occupe Gasteluzar depuis avril. Pierre de Semper Saint Pée et le sire d'Urtubie passent la Bidassoa avec les 1 hommes de la milice du Labourd et des mercenaires allemands, et s'installent en haut d'Aldabe.

Juan Perez de Azcue et Miguel de Ambulodi avec chacun guipuzcoans les délogent de nuit le 30 juin, Don Beltran culbutant les Allemands. L'hermitage de Saint-Marcial avec le blason d'Albuquerque y honore le saint de ce jour, avec une grande procession annuelle. Le maréchal de Chabannes de la Palice débloque la Bidassoa avec 4 hommes, mais en décembre le connétable de Castille, Inigo de Velasco, franchit le Pas de Béhobie avec le prince d'Orange. Nasse du prieur de Santiago, au pas de Santiago.

Nasse de Fontarabie, en aval de Santiago. A partir d'une lettre du vice-roi de Navarre le 12 mai et jusqu'à , la rectification de la Bidassoa navigable depuis Santestevan est reprise mais reste imparfaite.

Sanche de Leyva, capitaine général, vice-roi de Navarre, refoule de la Bidassoa la milice du Labourd, brûle Urtubie et pousse jusqu'à Saint- Jean-de-Luz avant de repasser. Sous les ordres du duc d'Albuquerque, le capitaine général Diego de Carvajal s'avance rapidement de Fontarabie et brûle entièrement Saint- Jean-de-Luz le 31 juillet, ainsi que le rapporte l'historien Garibay qui participa à l'expédition.

En retour, Antoine de Bourbon avec les troupes protestantes de sa femme Jeanne d'Albret, reine de Navarre, échoue contre Fontarabie. En ,Jean de Coras l'un des magistrats instructeurs, publie le récit de l'affaire. L'affaire elle-même tient en quelques lignes: Martin Guerre, paysan d'Artigat dans le Comté de Foix, qui avait quitté son village et sa famille, dépose plainte contre Arnaud du Tilh qui a usurpé son identité pendant douze ans, confondant même son épouse, Bertrande de Rols.

À l'issue d'une longue et complexe procédure judiciaire, Arnaud du Tilh est déclaré coupable. Il est pendu ou, selon d'autres sources, pendu et brûlé. Mais on manque de renseignements sur cet événement qui ne fut qu'un épisode après les dévastations que les Espagnols commirent dans le Labourd, en , sous Sanche de Leiva et, quelquesannées plus tard, sous Bertrand de la Cueva, duc d'Albuquerque,vice-roi de Navarre.

Pendant plusieurs années, la concentrationsur la frontière de troupes espagnoles destinées à être envoyéessur divers théâtres d'opérations de guerre, troubla bien souventle repos des Hendayais jusqu'au jour où la paix de Vervins leur assura une période relativement longue de tranquillité.

Le coffre ou caisse est alimenté individuellement par un droit d'inscription, une cotisation annuelle et un dédit de radiation des confrères marins ; par un droit d'entrée des bateaux dit droit de basilage et un droit de un demi pour cent sur les bénéfices des confrères marchands, sans compter les amendes prononcées par les juges consuls et exigibles par le prévôt municipal.

Société de secours mutuels et de sacrements enterrements et messes en commun , la confrérie a aussi le privilège de vérifier les rôles d'équipages payés à la part ou à la solde, et de sanctionner tous manquements. Les armes de Biarritz apposées dès sur un traité flamand, illustrent leur baleinière à quille courbe de 8 mètres, à une pointe le harponneur et ses deux fers encordés, le barreur et son aviron à l'autre pointe, 3 rameurs au milieu creux d'un mètre et large moitié plus, avec leurs 3 lances pour la mise à mort.

En , Hendaye obtint de construire sa propre église, et se détacha de celle d'Urrugne. L'autorisation lui fut accordée par l'évêque Bertrand d'Etchaux: Il a élevé au cap Figuier un château de mer confié au Capitaine Général Velasquez. On compte cette année de sa mort 40 artilleurs et 30 fantassins dans la place, dont l'escarpement est renforcé à l'est par un mur qui s'effondre dans l'eau peu après.

Les habitants de la rive droite de la Bidassoa ont osé naviguer dans des barques à quille. Il ne disposait d'autres ressources que celles que lui offraient ses paroissiens désargentés et, cependant, quatre ans plus tard, il eut la joie de l'ouvrir de nouveau au culte. Comme vestiges du passé il ne put conserver — et il reste encore — que l'écusson des rois de France et de Navarre, dont la moitié fut martelée pendant la Révolution, sur le linteau de la porte Sud ainsi que la croix de pierre dressée à l'extérieur, près de cette porte; elle provient sans doute de l'ancien cimetière.

Une deuxième génération d'ouvrages espagnols compte 3 forts de Passages au Figuier et 6 d'Oyarzun à Irun ; si les forts Evans et Lord John Hay marquent le passage des Anglais en , par exemple, le fort Alphonse XII date des guerres carlistes. Le pont de bateaux anglais est remplacé par un nouveau pont de bois à piles de pierre au passage de Béhobie, en , et par le pont tout en pierre de Le pont du chemin de fer est construit sur l'ancien passage de Santiago en A Hendaye, le chemin de Belcénia à Ondarraïtz élargi en est repris en par le pont de Belcénia et le boulevard de la plage avec mètres de digue de mer.

Une concession administrative de met hors d'eau et à l'abri d'une digue le quartier de la Marine agrandi jusqu'à la plage de Fontarabie. L'empereur visite Hendaye durant son séjour à Bayonne, où les deux rois et la reine Marie-Louise, passant successivement la Bidassoa, viennent le rejoindre en avril et mai.

Joseph Bonaparte, fait roi d'Espagne par son frère Napoléon, passe la Bidassoa le 9 juillet. Les troupes impériales ne cessèrent alors de traverser Urrugne et Hendaye, allant en Espagne: Enfin, nous connaîtrons l'ultime bataille. La Guerre d'indépendance espagnole. Elle ne pouvait s"y soumettre, ni s"y résigner. Ainsi débute la première tentative d'invasion du Portugal 18 octobre En représailles, le pays va subir une série d'invasions entre et , invasions qui vont avoir un impact considérable sur l'histoire du pays et de son empire.

Au cours de ces transactions l'Empereur s'était rendu compte du pouvoir chancelant de Madrid. Le roi était en conflit avec son fils. Napoléon fut sollicité pour résoudre ce différend.. Isolés,, loin des leurs ,soumis à de multiples pressions,entourés d'une multitude de soldats, les souverains espagnols n'avaient guère les moyens de s'opposer aux volontés impériales, ,ils cédèrent successivement. Le roi fut dépossédé, le fils écarté,. Il se trompa grandement.

Le guet-apens de Bayonne déclencha à Madrid de multiples inquiètudes, des rumeurs circulaient en s"amplifiant," la famille royale espagnole était retenue en otage! Cette rebellion fut écrasée dans le sang par Murat. Ce sera pour leur perte. Le 18 juillet , le général Pierre Dupont de l'Étang et ses 20 hommes furent vaincus près de la petite ville andalouse de Bailen.

Les soldats de Napoléon pouvaient être battus. Ce qu'il arriva est difficile à décrire tant la violence aveugle, la folie de vengeance qui dépassèrent tout ce que l'on peut imaginer: Chaque coin de rue décelait un danger, chaque coin de campagne une embuscade L'armée était habituée à un combat de ville , pas à cette permanente incertitude du péril, à cette tension éprouvante de l'incertain.

Les officiers,étaient concients de la situation militaire, des éphémères alliances,des rebellions des états. Il ne resta que quelques mois novembre janvier en Espagne mais son intervention assura un moment la reprise en main des villes par les Français.

Le contrôle des campagnes restait difficile. Les prêtres espagnols appelaient leurs fidèles à la croisade contre les Français. C'est aussi à cette époque février que débuta la seconde tentative d'invasion française au Portugal commandée par le maréchal Soult. Elle se traduit par un nouvel échec français mai L'armée britannique,était venue aider le Portugal puis l'Espagne.

En , les troupes, l'armée impériale d'Espagne, n'étaient plus celle d'Austerlitz ou de Wagram. En juillet les deux tiers de ses effectifs étaient composés d'étrangers et de conscrits. Allemands, Suisses , Italiens pour le plus grand nombre. En novembre , quelque Il y a de tout parmi ces recrues et le pire y côtoit le meilleur: Nombre d'entre eux déserteront, souvent en rejoignant les Anglais, mais aussi parfois, en ralliant les Espagnols pour se mettre à l'abri des terribles exactions de la guérilla.

Soldats professionnels ils offraient leur service à qui les payait. Les Polonais, d'un dévouement exemplaire à la France au cours des campagnes menées en Europe du nord, vont déserter en masse en Espagne préférant rejoindre les rangs de l'armée anglaise où la solde était plus élevée et l'alimentation meilleure. Les Anglais et les Portugais s'étaient joints aux Espagnols. C'est ainsi que les soldats de Napoléon arrivèrent à Vitoria aux portes du Pays Basque.

La bataille de Vitoria fut livrée le 21 juin , entre les troupes françaises qui escortaient Joseph Bonaparte dans sa fuite et un conglomérat de troupes britanniques, espagnoles et portugaises sous le commandement de Arthur Wellesley, duc de Wellington. La victoire des alliés sanctionna la retraite définitive des troupes françaises d'Espagne à l'exception de la Catalogne et obligea Napoléon à rendre la couronne à Ferdinand VII, mettant fin ainsi à la Guerre d'indépendance espagnole. L'armée de Wellington, disposée en trois colonnes, rejoignit les Français en train de se retirer quand ils se trouvaient aux environs de Vitoria, dans le Pays basque.

Les Français se virent obligés à combattre. Après une série de durs affrontements, la 3e division sous les ordres de Thomas Picton rompit le front central français. Bien qu'ils plient sur tout le front de leur dispositif, les Français sont loin encore d'être battus.

Jourdan voyant l'aile gauche tournée, la fait rapprocher du centre: Le roi Joseph , voyant l'ennemi déjà maître de la route de Bayonne , ordonna la retraite par la seule voie qui restait alors, celle de Pampelune et chargea le comte Reille de la soutenir ". A dix-sept heures , le point de rupture est atteint , l'armée impériale cède brusquement sur toute la ligne. C'est la retraite générale , pour ne pas dire la déroute en direction du chemin de Pampelune, seul axe restant encore ouvert.

Les plus affolés sont les réfugiés espagnols, car ils savent qu'ils ne peuvent espérer aucune indulgence de la part de leurs compatriotes. Renonçant à sauver leurs biens pour au moins sauver leurs vies, les fugitifs abandonnent carosses et voitures, bagages et objets précieux. Les alliés en particulier les Britanniques abandonnèrent alors la poursuite des Français pour se répartir le butin, ce qui irrita Wellington. Des soldats anglais font sauter les fermetures des fourgons du Trésor et puisent à pleine mains dans les caisses.

Seul réconfort pour les Impériaux, les Alliés trop occupés au pillage des fourgons civils et militaires, en oublient de se lancer à leur poursuite. Les vainqueurs ramasseront un butin immense: Les coffres contenant l'argent destiné à payer trois mois d'arriéré de solde des troupes françaises sont aussi perdus.

De plus, il y a de longs retards, parfois de plus de deux ans, dans le paiement de la solde des troupes. Mais aussi sur pièces d'artillerie chariots de munitions et un équipement considérable.

Les pertes françaises sont de morts et blessés et une dizaine de mille de prisonniers. Beaucoup plus modestes, celles des Alliés seront évaluées à pour les Anglais , un millier pour les Portugais et pour les Espagnols. L'avidité des troupes alliées, perdant du temps à piller l'immense convoi abandonné, sauve heureusement l'armée française d'un désastre total… Mais surtout, la bataille de Vitoria marque la fin de l'occupation de l'Espagne et du Portugal décidée par Napoléon en pour combattre l'Angleterre en fermant tous les ports d'Europe, par le "Blocus continental.

La paix revient, troublée seulement par des actes de brigandages et de vols comme en connut toute la France, pendant les guerres de l'Empire; le calme persistera relatif jusqu'en , époque à laquelle Urrugne se reprit à voir défiler troupes et matériel. Arrivé à Bayonne le 12 juillet , Soult s'empresse d'organiser la défense de la frontière et de la Bidassoa, menacées par Wellington; il la veut d'autant plus forte qu'il ne dispose que d'un.

Elle fut aussi moins glorieuse pour nos drapeaux. Dans ces conditions, était- il possible de vaincre? Le 26 août, Soult installe son quartier général à Saint-Jean-de-Luz. De Hendaye à Biriatou il a disposé les deux divisions de Reille en face des six ennemies, qui couvrent le front de Saint-Martial à Fontarabie. Par ce pont, par le gué de Teilleria et par celui qui existe en face de Biriatou, les divisions de Reille passent, tandis que celles de Clausel franchissent la rivière en amont, au barrio de Lesaca, au-dessous de Vera.

En même temps, la tempête sévit, la rivière grossit et son courant impétueux emporte le pont. Cependant une colonne de Soult avait dégarni toute la partie Hendaye qui longe la Bidassoa pensant que cette rivière serait un obstacle au passage des troupes, pensant que l'attaque de Wellington -commandant les troupes alliées- aurait lieu du côté de Vera.

C'était une erreur, les alliés ,bien renseignés par des pêcheurs espagnols, connaissaient les gués qui permettaient un passage plus aisé. Pour nos troupes le 7 octobre ne fut pas une journée faste. Une brigade, qui avait installé ses avant-postes à Hendaye hommes et le long de la Bidassoa, s'étirait de la mer à la colline Louis-XIV. Dès le matin, elle fut surprise par une très forte attaque axée sur Priorenia.

Wellington passa la Bidassoa avec Anglais, Espagnols et Portugais,. Très vite, le repli de nos troupes fut général, dans la direction de la Croix-des-Bouquets. Les canonniers de la batterie de Trêmes abandonnant leur ravitaillement kg de farine, 1 de vin, 42 1 d'eau-de-vie, 36 kg de légumes secs. Hendaye est occupé sans grande résistance. Wellington avait 64 anglo-portugais d'infanterie et d'artillerie, ainsi que 25 Espagnols. Afin de gagner sa tête de pont, Wellington avait pour forcer la traversée de l'estuaire de la Bidassoa.

Près des gués, les ingénieurs anglais avaient construit un mur de tourbe près de la rivière, pendant ce temps avant qu'il ne franchisse la rivière. A 07h25 la 5ème Division a lancé son attaque de près de Hondarribia. Elle est venue comme une surprise totale pour les Français, qui n'avaient déployé que Immédiatement, les hommes de Hay ont pris pied dans le village de Hendaye et envoyé deux brigades vers la droite afin d'aider la traversée de MG Kenneth Howard 's 1st Division.

Toute la rive du côté français de la rivière tomba aux mains des Alliés au coût de seulement blessés. Le plus dur combat de la journée s'était produit dans le secteur de Clausel. Dans le secteur de Reille, les Français ont perdu tués et blessés, ainsi que 60 hommes et huit canons capturés. Dans le secteur de Clausel, les Français subirent tués et blessés, ainsi que hommes et neuf canons capturés. Les Britanniques ont perdu 82 tués, blessés, et cinq disparus, soit un total de Les Portugais ont perdu 48 tués, blessés et huit disparus, soit un total de L'Espagnol a souffert de la différence du total des pertes alliées Sauf à la Rhune, les troupes françaises n'avaient pas obstinément défendu leurs positions.

Après la bataille, certaines des troupes alliées se livraient au pillage des maisons et des villages français. L'aile gauche tint relativement mieux. Alors, Soult prescrivit un rapide renforcement des ouvrages de Hendaye à Socoa; sur plus de 4 km, la ligne des crêtes fut occupée par 10 hommes et garnie de 62 pièces d'artillerie.

Mais Wellington préféra ne pas affronter cette défense et décida de la contourner. Elle ne servit donc pas plus que notre ligne Maginot en ; du moins, épargna-t-elle à Hendaye d'être l'enjeu d'une nouvelle bataille. Le 10 novembre, l'aile gauche ayant dû se replier, le bourg d'Urrugne était occupé, puis Saint-Jean-de-Luz Pour avoir été brèves, les opérations, qui eurent pour théâtre Hendaye et ses abords, n'en furent pas moins dévastatrices.

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